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Je pense que le dispositif d'écoute
de grand voile préconisé à l'origine sur le Cap Corse n’est pas
excellent pour les raisons suivantes :
1/
Le palan d'écoute est constitué par deux brins d'un côté, exerçant
un rappel de la bôme vers I'axe du bateau plus grand que du côté
du troisième brin. D'où obligation d'un réglage lors de chaque changement
d'amure, à moins d'avoir pris soin de visser les ferrures du tableau
arrière de façon asymétrique.
2/ Plus le vent est fort, plus la grand
voile devrait être bordée plate. Or, avec notre système rudimentaire
si l'on borde à bloc, Ia bôme vient dans I'axe du bateau. Dans ces
conditions, ce dernier n'est plus propulsé et les forces exercées
sur la voile tendent essentiellement à le faire gîter et mettre
debout au vent. On est donc réduit dans les risées à choquer l'écoute.
La grand voile poche et fasseye à la fois, provoquant ainsi de brusques
coups de gîte très désagréables.
Ces
inconvénients sont très fâcheux sur un bateau comme le notre, lesté
haut et peu. Cela contribue grandement, je crois, à conclure que
le Cap Corse est gîtard.
Gîtard,
il est heureux qu'il le soit, puisque cela est aussi notre sauvegarde,
mais à condition que cette gîte reste permanente et toujours contrôlable.
Pour éviter ces désagréments et obtenir
à la fois un rendement supérieur, il y a lieu d'installer sut le
Cap Corse un rail d'écoute de grand voile.
Les avantages sont intéressants et
fonction de l'emplacement choisi pour la fixation de ce rail. Je
préconise qu'il se trouve sur les coffres de cockpit (renforcés
intérieurement pour cela) et entre le barreur et son focquier. Le
barreur tiendra d'une main son stick de barre, de l'autre son écoute
de grand voile et il sera à l'aise pour assurer un rappel commode.
Le rail étant ainsi positionné, il
est possible de régler l'écartement du curseur sur lequel est frappé
un palan de quatre brins, assurant les avantages suivants :
-
par
petit temps le curseur sera au centre du bateau, l'écoute peu bordée.
Nous aurons alors une voile comportant le maximum de creux.
-
Plus
le vent forcira, plus il faudra écarter Ie curseur du centre et
border très sec. La voile sera alors extrêmement plate car le palan
étant fixé sur la bôme au 1/3 arrière, celle-ci pliera reprenant
ainsi tout le creux de votre voile qui sera orientée presque dans
le lit du vent apparent, évitant ainsi une gîte excessive, alors
que Ie foc, lui, tirera à plein et par sa tendance à faire abattre,
équilibrera la route du bateau sans le freinage résultant d'un angle
de barre.
Nous aurons donc dès lors la possibilité
d'un cap régulier et d'une gîte modérée et contrôlable.
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