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Problème
Soulever un CAP-CORSE de sa remorque pour procéder aux travaux de
peinture, gratter un lest, réparer une dérive faussée, soulager
les suspensions de la Portaflot durant l'hivernage et autres menus
problèmes d'entretien.
Données
Un CAP-CORSE sur sa remorque Portaflot type CC Un garage de 3 mètres
de large, 2,50 mètres de haut et 7 mètres de long. Un propriétaire
travaillant en solitaire.
Matériel
Tubes pour échafaudages tubulaires. Deux paires de moufles à 3 réas.
Une ligne de mouillage nylon en 10 mm (20 mètres environ). Une chaîne
de mouillage en 6 mm (6 mètres environ).
Solution
Dans l'impossibilité matérielle d'utiliser la technique classique
des madriers et tréteaux ou bien celle du portique conventionnel
de 4 ou 5 mètres de haut avec palan et élingues on peut procéder
comme suit :
Constituer un portique rudimentaire en tubes d'échafaudage (diamètre
56 mm) ou en cornières perforées de manière à faire passer la traverse
horizontale à 30 centimètres environ au dessus du roof du CAP-CORSE.
Cela représente environ 2,50 mètres (figure 1 ).
Cette traverse ne supportant pratiquement aucun effort de flexion,
il suffit qu'elle soit constituée d'un tube unique de 3 mètres de
portée environ. Elle prend un appui latéral sur les murs du garage.
A défaut de murs il faudrait prévoir des jambes de force latérales
supplémentaires.
Les deux extrémités du portique sont constituées chacune de deux
tubes de 2,70 mètres de long travaillant à la compression. Les pieds
du portique sont distants d'environ 1 mètre. Une entretoise située
à 1 mètre de hauteur et dépassant les montants de 15 à 20 centimètres
permet de constituer un taquet sur lequel on arrêtera les brins
du moufle de hissage par des huit et une demi-clé.
On dispose à chaque extrémité de la traverse horizontale d'une paire
de moufles qui serviront à hisser le bateau. Les moufles sont à
3 réas, c'est-à-dire 6 brins de chaque côté, soit 12 au total. Les
brins sont constitués par la ligne de mouillage du bateau (nylon
de 10 mm) (figure 2).
La chaîne de mouillage de 6 mm, de son côté, sert de berceau. Elle
passe en avant et en arrière du lest et se croche sur les moufles
de chaque coté du bateau au voisinage des cadènes et légèrement
au dessus du pont (figure 3).
Mode d'emploi
Pour un bateau de 600 kilos l'effort à déployer est de 600/12 =
50 kilos.
On hisse alternativement de chaque côté par brassée de 50 cm à 1
mètre environ et on tourne les brins sur les entretoises latérales
disposées 3 cet effet sur le portique. On arrête par une demi-clé.
A chaque manœuvre le CAP-CORSE monte, sans effort, de 10 à 20 cm.
En deux hissages de chaque côté, le CAP-CORSE est en l'air.
Avantages
- La manœuvre
est souple et aisée.
- La hauteur libre nécessaire au dessus du CAP-CORSE est réduit
au strict minimum,
- Le CAP-CORSE ne souffre pas, II n'y a aucune compression latérale
de la coque comme c'est le cas avec un palan central, surtout lorsque
la hauteur libre est faible.
- L'ensemble est relativement économique.
- Le CAP-CORSE étant supposé reposé au sol par une manœuvre inverse,
on peut supprimer la chaîne et se crocheter directement sur les
cadènes. Le bateau peut être maintenu droit sur son lest (figure
4 a).
II peut être incliné sur le (figure 4 b) et relevé sans effort pour
permettre successivement la peinture de chacun des côtés.
Recommandations
- Bien huiler les axes des réas avant usage.
- Utiliser un cordeau de mouillage assez souple du type nylon tressé
par exemple.
Remarques
Si la charpente du garage le permet, et surtout si l'effort de suspension
est voisin des murs d'appui, on peut fixer directement les moufles
sur la structure disponible. On peut encore, si les murs sont assez
solides, faire reposer la traverse horizontale directement sur le
haut des murs.
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