Chroniques …
  Vous avez une idée à exprimer, un fait à développer sur nos régates du samedi.
Régatiers vous pouvez avoir avez accès à cette chronique.
Envoyez vos textes … à : animation.cvsq@aliceadsl.fr

 

Samedi 31 Août 2013 – Manchons en Civet

 

 

 

Scandale du lièvre

 

Des traces de lapin dans les manches

 

Avant la fin de la trêve estivale, tout est organisé pour des courses au lièvre.

Pourquoi le lièvre ?

 

Si vous prenez une tortue, vous aurez peut-être la chance de faire une manche en 24 heures ou de mourir de faim et desséché avant même que d'avoir franchi la ligne de départ ? Et je ne vous parle même pas de la ligne d'arrivée.

 

Donc, le lièvre à été choisi.

C'est un animal qui appartient à la famille des léporidés et dont les pattes postérieures, très musclées, lui permet d’attendre de grandes vitesses. Sa particularité principale donc - en dehors de terminer en civet - est de démarrer à une allure foudroyante et de tracer une parfaite ligne droite. Pour une régate, c'est le nec-plus-ultra. Coup de sifflet, le lièvre bondit, passe la bouée, ouvre la ligne à toute berzingue, et enfin vire de bord avec le reste de la troupe dans son sillage.

A la fin de la régate, il ne reste plus qu’à le faire revenir à feu doux avec du cerfeuil, quelques champignons récoltés de ci, de là, laissez mijoter et rajoutez un petit coup de sancerre bien frappé. Bon appétit, il n’y a pas de petits profits.

 

Mettez un lapin maintenant, au coup de sifflet il vous présente son derrière et sa petite touffe, complètement désorienté, il essaie d’avancer en zigzags droit sur vous, touche un bateau, rebondit dur un deuxième, vire de bord, remonte au vent, empanne, revire, et reviens au point de départ, sous les huées des chasseurs à l’affut.

 

En cette belle journée de fin d’automne, on nous a servi du lapin en lieu et place du lièvre.  Même les laséristes ne sont plus respectées, tout fout le camp.

Vivement le retour des organisateurs pour remettre de l’ordre.

 

Mais que fait le Gouvernement ? Quelle salade !

 

Tout augmente, les impôts, la vie, le prix du laser, des accessoires, et bien d’autres, sauf… à Saint-Quentin.

Ici c’est la baisse qui domine, celle du niveau de l’eau bien sûr. Au milieu du lac, on marchait presque à pied sec.

 

Il y a quand même une exception : le prix de la salade. Ici elle a proliféré et augmenté à toute vitesse. En plus, elle pique. Présente partout, elle s’invite et s’incruste à tous les instants, dans la dérive, le safran, les bottillons, l’écoute,…

 

Fin de l’été, vous attendez à minima un vent d’ouest soutenu, un ciel dégagé, peut-être quelques stratus au loin.

Ici, c’était le début de l’hiver, ciel bas, nuages gris sombre, vent tournoyant de direction vague et variée, air humide….

 

Autant dire que le plaisir n’y était pas. Non seulement il fallait suivre les errements du lapinot au départ, puis gérer les sautes d’humeur des quelques souffles d’air et enfin monter et descendre en permanence dérive et safran au risque de rester scotché au fond.

Vivement le retour des organisateurs pour remettre de l’ordre.

Bruno Guérin

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CVSQ -Fête à Coin-Coin – 22 juin 2013
 

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Cette année, ce n’est pas la fameuse « fête à NEU-NEU » qui a fait le buzz, c’est bien la « la fête à COIN- COIN » au CVSQ !!!

En effet, sur une idée originale de Thierry Frémont, notre dévoué ex futur trésorier, une mise en scène de Philippe Guesney notre ex président, avec des costumes de Guy Cotten, des décors de Didier Choux directeur de la base, Denis Brulais, alias le Bosco et de son fidèle compagnon Jean Pierre, le tout orchestré de main de maitre par notre vénérable nouveau président Xavier, sans oublier les très efficaces Caroline de Cuverville, Catherine Frémont, Claude Morel, Hervé Goavec … (ceux que j’ai oubliés, mille pardons !) et Bernard Tabarie passé nous soutenir, avait lieu ce 22 juin le deuxième championnat du monde de French Coin-Coin nouvelle formule.

En effet, les concurrents avaient le choix de s’affronter en laser simple ou double, optimist ou Mini J.
 

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La bande des indécrottables optimists !    J’me dmande si on trainerait pas un peu d’eau ?
 

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Ca va ? Pas de tribpord en vue ? T’inquiète je veille !
 

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Pas belle M’zelle la vie en Mini J?
 

https://lh5.googleusercontent.com/-clDS2Y4tvX4/UcaeQMHwDnI/AAAAAAAADCw/dHdMpRF3e5E/w416-h312-no/DSCN9924.jpg
 

Alors comment ça se gréer ces engins là ??? On est pas trop de trois….
 

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Thierry ! Attention à ne pas confondre Mini J et KART !!!
 

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Un bon ciré Cotten et un casque de vélo : l’attirail indispensable pour un parcours côtier 
 

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Les lasers simples et doubles ont pu encore cohabiter avec un handicap de 2 minutes pour les simples…d’esprit ?

 

On sélectionnait ensuite les 3 meilleurs de chaque série pour un final à armes égales sur les Mini J mis à disposition grâce au travail titanesque de Denis et Jean-Pierre !!!

Les lasers avaient le droit à un parcours côtier, dessiné de https://lh6.googleusercontent.com/-HEjSJrlCsBw/Ucb7Q9PgfgI/AAAAAAAAGTs/9WtLuikJpiM/s128/IMG_6311.JPGmain de maitre par an ancien de la marine marchande (notre vénérable ancien président) et oui, tout est possible à Saint Quentin : départ devant le nouveau Yacht Club des Canetons, puis Sud banc des oies Sauvages, Nord baie des Roseaux, Sud Pointe de la réserve ornithorynque, Est de la digue des pêchoux, Sud de la pointe du château d’eau et arrivée devant la digue, la digue…

Le président du comité de course au briefing, donnant les points GPS des marques de parcours
 

Les Mini J et les optis avaient droit à un parcours « in shore », moins dangereux étant donné les rafales et les creux impressionnants annoncés par Météo coin coin.

 

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Le comité d’arrivée en tenue seyante…
 

On comptait au total 38 coureurs : 20 laséristes (dont 3 doubles), 10 optimists et 8 Mini J.

Les 3 premiers lasers :  « Matelot » Bertrand Daniels (voir plus bas, celui du pon pon) déja vainqueur l’an dernier, suivi de Pierre Franck et de votre serviteur étaient qualifiés pour la « medal race ».

Chez les optis, même principe et là c’est Cécile Guterez (ancienne de l’opti, du 420 etc… ), ainsi que Bastien A et l’équipage double Clarisse et Math qui se qualifient. Mais finalement ce sont Sophie Frémont (5eme) et Laurent Hay (4eme) qui vont bénéficier du désistement en leur faveur des 2eme et 3eme.

Enfin chez les MiniJ on retrouvait Thomas Gillin suivi de Patrick Chigard qui montrait malgré un abandon à une manche un réel talent pour la discipline !  

La medal race dona lieu à trois courses  acharnées entre nos 8 champions « en baquet ». 
 

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Chaud chaud les départs !                           Attention…le Mini J peut vite se transformer en baignoire…
 

https://lh5.googleusercontent.com/-XVvkSoQ6N0g/UccNaWVW5TI/AAAAAAAADBU/HvqFTrzqFig/w509-h324-no/DSCF1580.JPG
 

De l’eau !!! Ben j’en ai déjà plein mon bateau !
 

A ce petit jeu, il semblait bien que Patrick Chigard allait écraser la concurrence, avec tout le doigté et la finesse qu’on lui connait. Mais c’était sans compter sur le redoutable Laurent Hay, à l’aise sur tous les supports, qui, à égalité de points, lui ravit le trophée Coin Coin au bénéfice des meilleures manches.

Cécile enlève la 3ème place aussi exaequo en point avec Thomas.   

La journée avait commencé par un bon petit barbecue et s’est terminée par une chaleureuse remise des trophées Coin Coin, autour d’un coup à boire !
 

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Les lauréats du trophée Coin Coin !      Moi président, j’organiserai la fête à Coin Coin…

 

 Photo https://lh4.googleusercontent.com/-PECxMkciBxU/UccKQG8Wq2I/AAAAAAAACzo/HIK3ioBq3fc/w416-h312-no/DSCF1418.JPG
 

Touchez l’pon pon du vainqueur 2012,           Deux jeunes espoirs du club entourés par leur parrain !

et vainqueur en laser, ça porte chance !

 

Bref, encore une fois, ceux qui avaient séché l’événement n’ont plus qu’à pleurer un bon coup et à se préparer pour l’année prochaine !    
 

Conclusion :
 

***Le laser c’est poilant,

***Mais l’opti aussi,

***Mais l’plus marrant,

***C’est bien l’MiniJ,

***Et même quand ça fait un peu baignoire,

***C’est pas la mare à boire,

***Et tout ça grâce à qui ?

***A Jean Pierre et Denis !

Après ce poème de très haut vol, on peut dire que cette « fête à coin coin » a été une réussite, qu’elle a permis de mixer les plus et moins jeunes (les coureurs allaient de 12 à 80 piges environ !), les gars et les filles  et les pratiquants de tous supports ! Bref il ne manquait à cela qu’une grande fiesta jusqu’à point d’heure. Ce sera pour l’année prochaine, dans les nouveaux locaux !
 

A bientôt pour de nouvelles aventures sur notre mare bien aimée !

PS : les photos sont sur le site du CVSQ

                                                                                                                                                                                                                                                                                             Emile Martinie

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CF5 Laser du 15 juin 2013

Lettre à Larry !

 

Dans l’avion qui me ramenait de San Francisco, ou j’avais pu observer les évolutions des AC 72 Oracle et Fly Emirates, il m’est apparu comme une urgence d’écrire une lettre non pas à Elise, mais à Larry (Ellison, mon ancien employeur) afin de sauver la coupe du ridicule.
 

Voici ce que j’avais en tête :
 

Mon cher Larry,
 

Ta coupe est vraiment mal barrée, ces machines infernales sont certes spectaculaires, mais avoue qu’une coupe à 3 ou 4 n’est vraiment plus représentative de quoi que ce soit. Nous te proposons l’alternative suivante :

 

Organisons donc la prochaine coupe au « Royal Club of Saint Quentin in Yvelines »,

sur des « Mini J ». En effet, nous fournirons les supports, dignes successeurs des fameux « Class J », préparés de main de maitre par notre fidèle et talentueux bosco.

Les challengers ne manqueront pas : en plus des habitués, le Bengladesh, la Moldavie et la Côte d’ivoire se sont déjà portés candidats, on évitera donc le ridicule de la régate entre 3 milliardaires sclérosés.
  

 

 

Les spectateurs à San Francisco semblent en effet dubitatifs…
 

De plus nous placerons des gradins tout autour de la mare, et ne t’en fais pas le vent ne sera pas plus instable qu’à l’habitude, nous sommes en effet déjà au maximum de variations, ce qui procurera un suspense intense, laissant au Bengladesh toutes ses chances ! Imagine,  « le buzz » si le Bengladesh remporte la coupe !
 

De plus nous fournirons les arbitres : André Berland, alias « Tournez manège » te mettra tout ce petit monde au pas.
 

http://locations-maneges-var.fr/images/manege_interieur/manege_interieur4.jpg


Bref, mon cher Larry, il est encore temps de réagir.

Une pétition est d’ailleurs en cours, sur :
 

 www.Larry-tu-déconnes-la-coupe-sur-la-mare-y-a-que-ca-pour –la-sauver.com
 

A part cela, en descendant de l’avion, j’avais le choix entre aller faire la sieste pour récupérer des 9 heures de « jet lag » ou retrouver mes petits camarades de la mare, pour leur faire part de mon idée lumineuse !
Ne résistant pas à l’appel des oies sauvages, je file vers le « Royal club of the mare » et rejoins, un peu en retard mes fidèles compagnons de jeux.

Des conditions idylliques, exactement similaires à celles de la baie de San Franciso m’attendent, les oies ayant remplacé les phoques.
 

Le plateau est largement plus étoffé qu’à SF, et pour couronner le tout, notre « André National » est prêt, sifflet rivé aux lèvres, à nous faire tourner…parfois  en bourrique, mais pour le plus grand bien de tous et du respect des règles élémentaires ! Pas très réveillé, je fais la toupie un certaine nombre de fois, et m’en veux de tant de maladresse, voire de mauvaise foi, mais n’en veux surtout pas à notre cher arbitre, qui remet un peu d’ordre dans la meute. Apparemment je ne suis pas le seul à faire des ronds !
.

Pour ce qui est du résultat, Philippe C. remporte deux manches, Bertrand D. et Hervé B et Sébastien B une, mais c’est Hervé B. – roi du manège enchanté-  qui décroche la « queue du mickey » devant Philippe et Bertrand, prenant ainsi une sérieuse option sur le titre !
 

Nous aurons une pensée spéciale pour Michel C. qui va subir une opération importante ces jours-ci ! Ce qui ne l’a pas empêché de finir encore aux avants postes !


Pour ce qui est de la fête du club ce samedi 22 juin, je vous rappelle le programme :
 

Régates sur 3 supports · 
       

12h00 : Accueil et début des inscriptions en Lasers double (ou simple), Optimist, MIniji.  Chaque participant devra mettre 2 choix (sauf les lasers en double). Le comité équilibrera ensuite les séries.        

12h30 : Apéritif offert par le club et déjeuner à suivre. Pique-nique apporté par chacun des membres participants à la fête. Un barbecue sera à disposition de ceux qui voudront faire des grillades.       

13h30 : Informations aux participants·        

14h00 : 3 courses par série·        

16h00 : Fin des 3 courses par série·        

16h30 : ‘Medal race’ en MIniji, 2 courses, opposant les vainqueurs de chaque série·        

18h00 : Pot offert par le club et remise des prix. 

NB : Certains participants ont proposés d'apporter des agréments à boire ou à manger pour le pot de clôture. C'est évidemment chaudement recommandé !
 

En revanche, le diner et la fête du soir sont annulés pour cette fois, faute de combattants, mais ce n’est que partie remise !

A bientôt sur la mare

                                                                                                                   Emile Martinie  

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Samedi 1er Juin 2013 – Tranches Frites

  

Les habitudes durent et les inégalités perdurent

 

Tout avait super bien commencé.

 

8h00, ouverture de l’œil gauche, celui qui est juste en face du rai de lumière qui traverse les persiennes. Fond bleu vif et grande lumière, chic, après 40 jours de pluie, enfin du soleil.

Confirmation quelques minutes après, avec l’ouverture du second œil, de la fenêtre, des volets, grande aspiration, pas une once d’humidité et une saine chaleur me traverse tout le corps. Ce sera un grand jour.

 

9h00, douché, rasé, rassasié, coup d’œil sur Windguru. Couverture nuageuse en progression, nordé de 12 nœuds (J) et démarrage de la pluie à partir de 15h (M). Enfer et damnation !

 

10h00, confirmation visuelle de la prévision météo, quelques nuages de haute altitude commencent à envahir l’espace sidéral.

 

12h00, épaississement de la couverture nuageuse, aussi épaisse que la purée qui accompagne mon steak. Diable, cela sent le roussi pour l’après-midi.

 

14h00, hélas, confirmation in-situ à Saint-Quentin, gros stratocumulonéominimusnimbus roulant sur l’horizon et par contre seulement quelques nœuds  vent du WNW. Pas de quoi décoiffer nos laséristes, mais on aurait plu espérer mieux après toutes ces semaines de galères dans un hiver qui n’en finissait pas de partir.

 

Stanislas est au commande du l’annexe du Comité de course, il a accroché la pavillonnerie réglementaire ainsi qu’une jeune et jolie naïade.  Elle est littéralement agrippée au mât, craignant de tomber ou tout simplement par manque d’espace.

 

Stanislas lance la 1ère manche à l’heure comme il se doit, avec un mélange hétéroclite de  bouées : départ entre la marque jaune de parcours et l’annexe, bouée au vent avec un cubitainer de dégagement bleu (cubi de vin vide ? plein ?, pour les petites pauses ?), quoiqu’il sen soit, il était au ras de l’eau, à peine visible.

40 voiles sur l’eau, un peu de cafouillage au départ, la ligne est très courte, et tous veulent la passer en premier.

Votre serviteur, attends son heure, tranquillement au bar, jaugeant la flotte de son poste d’observation afin d’évaluer les options et les alternatives choisies par les uns (chanceux) et les autres (malheureux).

Il y a ceux qui lisent dans les rides de l’eau, ceux qui regardent devant, derrière, dessous, leur voile, le bout de leur nez, celui qu’il vont embrocher au virage de la bouée ou tout simplement la jeune fille perchée dans la mature de l’annexe du bateau comité.

Aujourd’hui, c’est barre à gauche pour gagner. Toute ressemblance avec une situation politique présente ne serait que purement fortuite et catastrophique. En effet, vu de mon point haut, accoudé à la rambarde, un pastis un peu serré dans la main, on voit très bien qu’il faut virer de bord sitôt passé le comité, descendre sur un vingtaine de longueurs, croiser toute la flotte qui s’est échinée à chercher l’angle d’attaque favorable du côté de la marque de départ à bâbord et se retrouve de fait engluée dans une espèces de magma gluant et hurlant, jurant comme des flibustiers, pour se dégager de leur marais.

A la verticale de la bouée au vent, virer de bord et remonter pour la virer (façon de parler).

Une fois la stratégie bien assimilée et le pastis avalé, il ne reste plus qu’à passer à la pratique.

 

Manche n°2 : départ en cacophonie majeure, le pavillon I vite remplacé par le N pour faire baisser la température. Aucun souvenirs du déroulé de la manche, juste quelques relents alcoolisés autour du cubitainer.

 

Manche N° 3 : pavillon I, départ propre, la flotte se jetant comme un seul homme sur bâbord, espérant trouver là la martingale venteuse miraculeuse. Sauf que, 37 lasers convergent tous au même moment vers le même endroit, cela vous crée un embrouillamini de première classe. Appliquant méticuleusement sa stratégie décidée en amont, votre serviteur s’envoile vers la bouée au vent, dans le sillage d’une petite poignée de collègues.

A la bouée de vent arrière, Hervé et Jeremy en viennent aux mains, pour une sombre histoire de liston frotté, place non laissée, priorité refusée, eau non partagée. Pendant que l’honneur des patries respectives était l’objet de toutes les batailles, le trou laissé au virage de la bouée voyait passer comme des fusées Bertrand et votre serviteur, dument accompagné de son coach prodiguant conseils et rappels.

 

Manches 4 et 5 : lancées, courues, arrivées.

 

A part les violences interethniques et les scènes d’émeutes lors de la manche 3, Frogs contre Rosbif, nous n’avons eu à déplorer que 2 blessés légers – à l’âme seulement et heureusement – et quelques dégâts matériels mineurs. Le tout s’est réconcilié rapidement autour d’une bonne BBM à la manche N°6, dite celle du bistrot.

 

Bruno Guérin

(*) BBM : Binouze Bien Méritée

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CF3 – 2013 : LE LASER POUR TOUS ?

 

Dans la série des grands débats de société qui ont fait rage ces derniers mois, nos amis de la mare se demandent si le laser est vraiment pour tous ?

On pourrait en douter si l’on regarde la liste des concurrents de la régate du jour, ou une seule femme (Fabienne) se retrouve à batailler au milieu de la meute des machos !

Va-t-il falloir légiférer et même imposer des quotas ? Nous allons suggérer cela au nouveau président. Cela aurait sûrement le mérite de rendre les passages de bouées plus civilisés : « Après vous mademoiselle, je vous en prie madame…» remplaceraient sûrement les noms d’oiseaux habituels.

Pour ce qui est de la régate du jour, le comité (Eric, Emile, Frédéric) décide d’innover en faisant une arrivée au portant après deux tours seulement. Le but était de pouvoir enchainer les manches plus rapidement. Le résultat est bien décevant : la flotte arrive en grappe et le comité est bien incapable de noter toutes les arrivées.  Il faut avouer que le comité avait été un peu fainéant en voulant absolument utiliser la bouée de départ pour l’arrivée au lieu d’en mouiller une autre. Devant cette bérézina, le comité décidera plus tard, la mort dans l’âme, sans pour autant avoir accepté le moindre « bifton » de la part, ni des pour, ni des contres, d’annuler la première manche. Mille pardons à ceux qui étaient bien classés, d’autres peuvent nous remercier !

Pour les manches suivantes, retour au classicisme, banane agrémentée tout de même d’un « dog leg » et d’une porte en bas. Sébastien B. s’impose avec deux victoires de manches (Frédéric G. en gagne aussi deux) devant Jérôme D. et Hervé B. Côté féminin, c’est Fabienne qui gagne haut la main…mais ce n’était vraiment pas une surprise, en finissant à une belle 16ème place.

A bientôt sur la mare, et n’oubliez pas de vous inscrire à la fête du club le 22 juin.

On pourra notamment y naviguer en couples, si possible mixtes, mais si ce n’est vraiment pas possible, on acceptera aussi les couples du même du même sexe.  Décidément, sur la mare, le laser c’est vraiment pour tous !

Emile Martinie

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Samedi 20 Avril 2013 – Championnat de Flotte N°2

 

 

37 selon les organisateurs

Plus de 350 selon les participants

 

 

Après les échauffourées de la semaine dernière qui ont vu l’arrestation et mise en garde à vue de six laséristes radicaux qui avaient osé participé au championnat de flotte sans porter la tenue trilogique obligatoire à savoir le N° de licence FFV au front, le certificat médical tatoué sur le torse et le reçu de sa cotisation bien en vue, le Comité de Course a mis en place des barrières redoutables et efficace à l’entrée de ce deuxième championnat de flotte.

  • Un garde au portillon ne laissait passer que ceux qui pouvaient montrer le badge d’appartenance au CVSQ – comme cela, avec ce barrage filtrant, les gêneurs, casseurs, voileurs n’appartenant pas à la famille étaient refoulés à l’extérieur.
  • Le deuxième barrage était à l’intérieur du site. Richard effectuait un contrôle minutieux d’identité :
    • taille, hauteur, largeur, N° de voile, N° de licence, vérification approfondie du visa médical, toucher facial et plus si affinités,
    • déclaration du patrimoine installé sur le laser : les riches et puissants, adeptes de Harken, la classe moyenne qui se contente de Wichard ou Ronstan, et enfin, le reste, qui n’a que le matériel de base décrit dans les plans originaux du laser édifiés en 1970, les purs et durs ou faiblement nantis, c’est plus propre et moins humiliant que ‘’pauvre’’.
  • Troisième barrage sur l’eau entre les concurrents, assoiffés de résultat. Seuls les meilleurs s’en tirent. Même si de temps en temps, des outsiders apparaissent, leurs montée au nirvana est aussi rapide que leur chute dans les tréfonds et bas fonds du lac. Seuls les plus résistants, accrocheurs, équipés de Harken,  gueulards, rapides, musclés et efficaces survivent.

 

C’est Koh Laser tous les samedis à Saint-Quentin.

 

Après ce tri minutieux pour rester en famille, l’exclusion de tous ceux qui pourraient gêner la manifestation, les festivités pouvaient commencer.

 

Les organisateurs ont compté 35 participants, les participants se sont vus plus de 350 sr le plan d’eau, sur l’eau, sous l’eau, entre deux eaux, le plan était couvert. Une vraie nuée. Quelques Miniji ont bien essayé d’envahir l’extrême gauche du plan d’eau, vite rejetés. De petits Optimists sont apparus à l’extrême droite, là aussi, vite repoussés à l’extérieur de la manifestation.

 

Emile arrive en tête, touts résultats confondus : dans les manches et ses chroniques. Il est suivi par Pierre-Franck à quelques encablures et Romain (je vous avais déjà dit que le fils était dangereux, affaire à suivre aux prochains championnats de flotte).

Bruno Guérin

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Samedi 16 Mars 2013 – Championnat de Flop N°1

 

Habemus Papam, mais Perdemus Laserum.

 

Depuis le samedi 9 mars, je n’en dors plus. Cauchemars, monstres, hallucinations sont mon quotidien, jour et nuit, y compris les matins, après-midi et soirées.

 

En permanence, en boucle et sans arrêt revient la même question, la même ritournelle, la même inquiétude, l’affreuse question à laquelle on n’arrive pas à apporter de réponse, vous savez, celle qui vous angoisse au plus haut point, crée le nœud à l’estomac, le boule de feu que rien n’éteint, pas un instant ni de répit sans que la petite musique ne retentisse : ’’que sont-ils devenus’’.

Au secours ! Help !  Ajuda ! Bitte ! Délivrez moi du …..

 

C’est donc lessivé, épuisé physiquement et moralement, le cerveau ratatiné, les doigts tremblants que j’aborde cette nouvelle année, nouvelle saison laser au CVSQ (Centre de la Voile Sans Questions).

 

Reprenons chronologiquement cette tragique méprise. Tout a commencé un samedi 2 mars sous une couette bien douillette au fond d’un lit, puis le 9 mars dans le plus profond silence et enfin ce 16 mars, jour de la reprise des championnats de flotte.

Rafales et fraîcheur sont les deux mamelles du jour, rajoutez deux malades sur l’eau et le reste de la troupe à terre tournant autour du pot à 100 balles : j’y vais t’y, j’y vais t’y pas ? t’y vas t’y ou t’y vas t’y pas ? parce que moué, si t’y vas, j’y vais, sinon, j’y vais pas…

 

On se croirait chez les Shadoks : 3 mots en tout et pour tout.

La seule bonne nouvelle du jour, c’est qu’ils ont recouvré la voix. Alléluia !

 

Puis le grand chef à plume du jour, décide au vu du pavillon rouge qui flotte fièrement au mat du club, rouge comme interdiction,  que pour des raisons de sécurité, le championnat de flotte N°1 ne peut se tenir, il est renvoyé sine die ad-patres. Le Comité assurera quelques parcours et la sécurité en mer pour ceux qui sauront braver les éléments fous.

 

Je respire enfin, car la petite musique lancinante de la semaine s’est brutalement écrasée sur le mur du son. Dès la première manche, de tonitruants « DEGAGES, TU VIRES BORD…. T’AS PAS LE DROIT, CO…, SA,…(*) » ont enfin retentis, graves, sonores, intempestivement bruyants, justifiés ou pas, imagés ou crus, d’oiseaux ou de batraciens, les mots sont finalement sortis des gosiers jusqu’ici anesthésiés.

Enfin, ils sont revenus, bien présents, marquant leur présence de manière indélébile, comme l’année dernière et les années précédentes, époustouflants de force.

 

La ou les raisons :

-       Le vent ? Sud Est, 12 nœuds bien établis, claques à 15

-       La température de l’eau : 1,5°C, rafraichissante pour ne pas dire à vous geler le bout des orteils et de tout ce qui dépasse et n’est pas couvert d’un voile en néoprène

-       Le soleil ? il fait de timides et bien lointaines apparitions

-       Le comité de course ? il répond présent et lance 6 manches

-       Les concurrents : 12 sur l’eau, 24 à terre

-       La rage ? on l’a entendue

-       La gagne ? perceptible à l’approche des bouées

-       Le froid : certainement un accélérateur d’adrénaline

-       Le drapeau rouge qui flotte au mat du centre de voile : la satisfaction de braver l’interdit

 

Dans cet enfer, Pierre-Franck, pour la deuxième semaine consécutive nous a offert un festival. A croire qu’il ne sait compter que jusqu’à 1. Il arrive premier dans la 2nde, 1er dans la 3ème, 1er dans la 4ème et 11ème dans la 6ème.

Hervé B. sera plus  régulier tout comme Thierry E.

Quant aux autres, ils passent par des hauts et des bas dans le classement.

 

Enfin, et pour terminer sur une note d’espérance, la palme du courage revient à notre doyen du jour, Claude Tigier, 78 ans au compteur, juste un peu violet à l’arrivée, confessant : ‘’belle journée n’est-ce pas’’, comme si c’était son quotidien.

 

Allez, à méditer pour cette semaine. Rêvons d’arriver nous aussi à 70+ avec la même forme et pêche.

Bravo encore pour la forme retrouvée, les cris, hurlements, grincements, couinements, éructation, bruits divers et variés, notamment de coque se frottant entre elles, et … quelques ricanements dont on se demande encore la raison.

Bruno Guérin

(*) CO pour cocotte, SA pour Savon
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Samedi 9 Mars 2013 – Manches libres

 

 

’L’incommensurable interminable attente de la réalisation des espoirs tant espérés,  changements annoncés et toujours repoussés,

Le spleen du confortable fauteuil au coin du feu pendant que l’hiver froid et neigeux passe tandis que repasse la peur de la reprise’’  

 

Hiver trop long, trop froid, trop chauffé, trop doux, couette trop molle, soupe trop chaude, grog trop bon, lit bien chaud….

 

Assommé par les impôts passés, présents, futurs, écrits en gras et en gros pour frapper les esprits et en plus petit pour passer en douce et remplir les caisses trouées d’un état sans cesse en course, voir Sisyphe à ce sujet et sa boule qui descend de la montagne en permanence ou Hercule et ses travaux, ou Danaïde remplissant le fameux tonneau éponyme,..

Abasourdi par les inconsistances permanentes et répétées du monde dans lequel on vit.

Déçu des espoirs tant attendus qui n’arrivent toujours pas.

Déçu par les promesses d’espoir qui ne se concrétisent jamais.

Inquiets de cette course effrénée à l’égalité des inégalités, des sexes, des salaires, des postes, des tailles, des humeurs, des résultats,…

Inquiets surtouts de constater que nous sommes loin, très loin d’avoir atteint la parité prônée en vertu nécessaire à l’épanouissement de la population qui certainement n’en demandait pas tant, ni n’a été vraiment consultée d’ailleurs.


Je compte en ce samedi 24 bateaux sur l’eau, 26 mâles (dont un tout petit avec 4 pattes) pour une seule femme, et encore cantonnée dans le rôle de vigie et photographe sur le bateau comité. Même pas autorisée à jouer avec ses camarades masculins, ni même questionnée ni consultée.

La gent féminine représente ce jour à peine 3,846% alors que la loi sur la parité homme –femme nous impose un minimum de 50%.

Comment être politiquement correct, citoyennement responsable et respecté ?

Lesquels d’entre nous devront troquer la seyante combinaison de voile masculine (raide de sel et qui pue) pour une jupette en néoprène et ainsi faire progresser le club vers le progrès ultime et nécessaire. Que se passera t’il lorsque nous aurons un nombre impair de participants, l’un ou l’une d’entre nous devra donc se déclarer bi, tri, quadri pour que la parité exacte soit respectée. Devons nous repeindre nos lasers en rose, changer nos voiles de dacron blanc pour du tulle fleuri ou un peu de macramé ou de tulle en bordure, troquer nos bottines pour des talons hauts, barrer en téléphonant, conduire les yeux fermés, …

 

N’y voyez point de machisme de ma part, ni d’esprit revanchard ou de souhait de revenir à des époques anciennes ou révolues, mais simplement des réflexions inspirée par le décalage entre les désirs de nos politiques politiciens et la vraie vie qui n’a pas foncièrement demandée à être bousculée de la sorte.

En l’espèce, serions nous capables d’être en conformité avec la loi sur notre mare au canard, qui je le rappelle est un espace faisant partie du domaine public et donc à ce titre susceptible de respecter les lois et pouvant être contrôlé par nos censeurs à tout moment. Le montant de l’amende ou de l’astreinte ? Des Euros ou des filles ?

 

En revenant à nos moutonnes de ce samedi 9 mars, journée de reprise pour beaucoup d’entre nous, en tous cas ceux qui avaient attendu l’exceptionnelle journée que nous avons eu pour s’extirper de la douceur des douces cavernes hivernales pour affronter le printemps qui s’était brutalement invité à Saint-Quentin : 17°C au compteur, 5 à 8 nœuds d’ouest, quelques nuages d’altitude et un soleil abondant, chaud et généreux.

 

Reprise dans le silence et la méditation. Le corps sur le bateau, l’esprit encore en hiver ? Encore engourdis par les semaines précédentes, glaciales et sombres ? Traumatisés à l’idée d’affronter une nouvelle année pleine de danger et d’inconnues : nouvelles taxes, mondialisation exacerbée, information à toute heure, recherche à tous prix de la productivité, 2 championnats de flotte dans la même saison, l’enfer sur la mare,…

 

Pas un bruit, juste le glissement, le feulement des coques glissants sur l’eau, même pas un ‘’DELO’’ vibrant de désespoir comme on les entendait aux époques précédentes, un vulgaire pavillon noir hissé plus pour le sortir de la naphtaline que pour réprimander les ardeurs des laséristes, un départ parfait sur la 4ème comme on ne les voyait plus, tous les nez des bateaux alignés sur une seule ligne dans un accord majestueux et irréprochable. On se croirait presque à Pyong-Yang, le grand Laser en moins.

 

Qu’avez-vous fait à nos laséristes ? Sont-ils perdus à jamais ? Condamnés à naviguer sans bruit, cris, invectives, injures, coups bas, coups hauts, rires, rages, vociférations, ….

Anesthésiés.

Vitrifiés sur l’eau.

On dirait qu’ils ont été taxidermisés sur leur bateau. Certainement taxés, dermisés, on ne sait pas encore.

 

C’est vrai que la force du vent et la banane du parcours laissaientt pas mal de distance entre la tête et la queue de la course, banane géante à l’échelle de St Quentin, environ 1.000 mètres dans sa grande longueur (pour mémoire, le lac fait 2.600 mètres d’est en ouest).

Merci Michel !

 

Chacun a eu droit à une petite heure de gloire, bien terne cependant, pas d’éclats de joie, pas de feux d’artifices, seulement quelques chuchotements ici et là.

Seul Pierre-Franck nous offre un festival (2-1-1) et puis s’en va.

 

Anesthésiés, atrophiés ou subjugués par notre photographe vigie ? Allez savoir !

 

Mais, que diable, reprenez-vous et revenez la semaine prochaine gonflés à bloc ! Prenez des amph…, testér,…. bibine, past…, tout ce que vous voulez, mais réveillez-vous nom de Zeus.

 

Allez, encore quelques jours pour retrouver la forme d’antan. Vous en aurez besoin pour surmonter la neige et le blizzard qui vont déferler et souffler sur le nord de la France cette semaine. Courage !

Promis, je vous ramène un peu de chaleur la semaine prochaine.
 

Bruno Guérin    
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Samedi 2 Mars 2013 – Jour de Reprise

 

 

Un œil à la fenêtre encore givrée, des nuages sombres courent, il doit faire un froid de gueux dehors. C’est décidé, ce ne sera pas cette fois-ci, je reste sous ma couette, d’ailleurs, il y a des questions métaphysiques largement plus importantes à solutionner que d’aller se mailler les quiches autour de trois bouées congelées et de faire le zazou en combinaison de plongeur alors qu’il neige dehors.

 

 

Mon Laser a-t-il un sexe ?

 

That is the question !

Doit on dire un Laser, Une Laser, Laser ou voilier 1, 2,…. ?

Voila la question primordiale qui doit nous agiter pour la rentrée. Quel est le véritable sexe de l’engin ? Comment l’appeler ? Mon bateau, ma choupette, truc, machin, laser, Yvonne, Albert, ou Dominique – qui va dans les deux sens ?

 

Des observations partiales ont été réalisées au coin d’un bon feu, les pieds dans des chaussons et un verre de rouge bien frappé dans la main droite, tandis que la gauche pianote sur le clavier. En voici les résultats.

 

Observation latérale :

 

  • En position repos, on observe une protubérance émergeante, dont l’efficacité et l’utilité dans cette position n’a pas encore été démontrée, à part qu’elle peut laisser de mauvais souvenirs et une voix un peu fluette à celui qui aurait le malheur (et le déshonneur) de chuter malencontreusement dessus.

 

  • On subodore que sa vraie nature est d’être bien enfoncée comme on peut le voir sur l’image suivante ou l’engin en question semble être en pleine action.

 

 

 

  • Le cavalier vérifie derechef que ledit appendice protubérant dépasse bien de l’emplacement qui lui est dévolu sous la coque.

 

  • Je vous passe son sourire satisfait, mais il nous fait un signe, pouce en l’air, assurément un mâle, UN LASER.

 

Vue aérienne et légère :

 

  • Regardez les voiles gracieuses et légères, la courbure parfaite, la chute de la voile à damner les hommes de la terre, voyez les yeux du modèle, un modèle du genre que le créateur n’aurait pas renié. La même forme et grâce que les voiles. On devine la provenance de l’inspiration, irradiante de puissance créatrice, prête à se gonfler au moindre souffle.

 

  • De même, le petit mat habillé de sa jolie robe noire ne sort certainement pas d’une caisse à outil, mais bien d’une réflexion intellectuelle poussée au paroxysme de la pureté et la beauté.

  • C’est beau à en pleurer, en trois coups de crayon on dirait que c’est le grand Karl Laserfeld lui-même qui l’a dessiné.

 

  • Là le doute ne s’installe pas. Va pour UNE LASERE.

 

     

 

Vue de face :

 

  • Puissance et violence sont les premiers mots qui viennent à l’esprit.

 

  • Esprits déchaînés et l’agressivité que l’ont sent dans la pointe qui pourfend la nature humide, contenue à grand peine par le dompteur.

 

 

  • De nouveau, assurément un mâle, UN LASER.

 

     

 

Vue de derrière :

 

  • Regardez cet adorable petit c. arrière, babillant d’embruns, comme c’est mignon, on le croquerait tout cru !
  • Délicatement posé sur l’onde, relevant une fesse pour améliorer sa performance dans le respect le plus pur de la mécanique des fluides, malgré les efforts et ahanements du cavalier, notre petit derrière assure sans  rechigner.
  • Notez une certaine féminité et grâce indéniable.
  • Ici, c’est entre voile et vapeur, ce sera  LASER.

 

 

 

Vue improbable :

 

  • Disparu(e), vous ne le/la voyez-plus ? Dessus, dessous ?
  • Finito, acabo, perdido, lost, coulé(e) ?
  • Difficile de faire un choix, le bon choix.
  • Alors si en plus vous ne l’entendez-plus téléphoner ou papoter, alors …
  • Il n’y a plus de doutes, c’est définitivement UNE LASERE.

 

 

 

Vue de dessous :

 

  • Point de robe fleurie, de lingerie affriolante, de décolleté plongeant habille ce corps lisse et imberbe.
  • La couleur peu ragoutante qui apparait le long des lèvres du puits de dérive n’est que le résultat d’un débarbouillage hâtif du propriétaire qui devrait méditer la méditation suivante ‘’ Le propre de l'homme c'est le savon’’
  • Vitesse et précipitation semblent être les caractéristiques ayant aboutit au résultat indiqué sur la photo latérale
  • Encore des caractéristiques masculines
  • Encore, UN LASER.

 

 

 

 

Les résultats sont sans appels :

 

UN LASER                   3

UNE LASERE               2

LASER                          1

 

Nous continueront donc dans le genre masculin et sa déclinaison.

Toute ressemblance avec un débat en cours ou des sujets de société autrement plus graves ne seraient pas le fruit du hasard ni complètement fortuite.

 

Peut-être pourrions-nous aborder lors d’une prochaine chronique le sujet de l’origine du Laser, de sa parentalité et de son mode de reproduction….

 

Pendant que j’œuvrais pour la vérité éclatasse brillamment, 10 laséristes – tels les 10 cavaliers de l’Apocalypse - chevauchaient leurs montures l’après-midi durant, affrontant les pires intempéries, rencontrant des icebergs à faire couler un Titanic, dans des tornades tournoyantes de nord nord est force one c’est vous dire, 10 à déferler sur les vagues de Saint Quentin, sous le haut patronage de Benoit Nérot, fidèle relanceur de chaque année.

 

Les résultats n’ont pas d’importance ici car vous pouvez tranquillement les consulter de votre fauteuil favori, les pieds sur la table basse, devant une binouze fraîche mais glacée, tandis qu’ils se les gelaient et claquaient des dents pendant 4 manches. 

A ce jeu, Hervé B., Xavier de C., Thierry E. signaient les meilleurs temps.

 

Merci Benoit, vive les reprises viriles.

 

En route pour une nouvelle saison. Bienvenue à tous sur l’espace de la chronique débridée, qui raconte la régate du jour et toujours un peu plus.

Bonne semaine à tous.

 

Bruno Guérin