Chroniques …
  Vous avez une idée à exprimer, un fait à développer sur nos régates du samedi.
Régatiers vous pouvez avoir avez accès à cette chronique.
Envoyez vos textes … à : animation.cvsq@aliceadsl.fr

____________________________________________________________________________________
 

Samedi 27 Novembre 2010. Manches Givrées  

 

 

« I have a dream »

 

 

J’arrive un peu à la bourre à St Quentin, beaucoup d’embouteillages pour sortir de Paris. J’ai déjà déroulé dans ma tête la séquence hyper accélérée de gréage, montage ? bricolage ? bref, vous avez tous compris : garer voiture, clefs entre dents, ôter la capote de protection du bateau, plier-jeter, monter voile, fixer écoutes, enclencher safran dans axe puis barre dans trou, enfiler combinaison, gants et cache-nez et vite à la cale, ne pas rater le 1er départ.

Surtout que c’est presque la dernière régate de la saison. Il fait frais et il a fallu un peu casser la glace ce matin, mais le soleil brille de tous ses éclats et réchauffe ce petit vent sympa plein est.

 

Du coup, une fois gréé, je lève le nez et aperçois …. une forêt de voiles, l’horizon en est bouché ? Tout autour de moi, ce ne sont que remorques, bateaux et voiles claquant au vent, fonçant vers la cale. Je compte rapido et m’arrête à 80, et encore j’ai dû en rater bien une vingtaine.

Ouaah, jamais vu cela à St Quentin. C’est super, ils sont tous venus.

Incroyable, unbeliveable, increivel ! Comme dans un rêve.

 

Le comité de course que j’aperçois au loin est déjà en place, il ne me semble pas les reconnaitre, tant ils sont cachés par toutes ces voiles. Le parcours est installé sur toute la longueur du plan d’eau, grâce à ces belles conditions météo. Que la fête commence !

Evidemment, cela prend en peu de temps de rejoindre la ligne de départ et commencerons donc en retard.

 

1ère manche lancée à 14h15, et il faut forcer les passages pour avoir son vent. Déjà un groupe bascule à tribord à la suite d’Hervé et profite d’un courant montant, tandis que les babordiens sont un peu à la peine. Les passages de bouées sont difficiles tant il y a du monde. Il vaut mieux rester au large, pour garder un peu d’air. A ce jeu subtil, les ténors sont pris dans la nasse, entourés d’un mur de dacron blanc ! Ils sont scotchés sur place, les hurlements n’y font rien, quand il n’y a plus d’air c’est foutu, il faut attendre la trouée et un souffle pour se dégager.

Devant, loin devant, la bataille fait rage et ce sont H. Dehauld, E. Parisot et P. Mancy qui ont pris la tête. Ils distancent largement les autres mais sont rejoints au dernier moment par B. Gruet qui franchit la ligne en 1er. Je n’ose regarder le classement de nos têtes de série, ni leurs têtes un peu dépitées, loin derrière en tous cas.

 

2ème départ, côté bâbord cette fois-ci, là ou il y a un peu de place sur cette belle ligne. Le comité de course a noté 98 bateaux exactement. Invraisemblable de voir cela à St Quentin. Les rives se sont peu à peu remplies de promeneurs qui n’en croient pas leurs yeux. Toutes les voiles s’égayent dans toutes les directions avec à la clef un virage de la bouée au vent bien difficile. Ils ont tous retenu la leçon et s’écartent largement pour garder de l’air.

Et là, dans le trou passent à la queue leu-leu Nicolas Loeffler, Olivier Duchatelier, Nicolas Jolas, Jean Roche, Ian Verwerda et bien d’autres. Nos têtes de série, les regardent passer impuissants. Ils ne seront pas rattrapés et c’est Nicolas qui coupe le 1er la ligne.

 

3ème et dernière manche car elles sont longues, mais longues. Départ rapide des ténors qui prennent le manche et la tête de la manche. Passent la bouée de près, descendent au travers tout en longeant la rive Nord et se retrouvent soudain encalminés à quelques brasses de la bouée de la largue. Déboulent alors l’arrière garde, plus au centre du bassin, dans un air plus soutenu, ils enroulent la bouée et foncent remonter à l’assaut du près.

Dans ce groupe on trouve S. Baudier, J. de Moras, JC. Chaillou, B. Guérin, T. Frémont, et quelques autres. La lutte est féroce, au coude à coude, virements et contre-virements incessants pour marquer au tableau ses adversaires.  Encore quelques mètres avant l’arrivée, rien n’est joué.

Enfin, d’un cheveu, je passe la ligne d’arrivée, consacré par le coup de trompette salvateur, OUaaaah je suis le premier.

Deuxième coup de trompette, plutôt aigrelet cette fois, troisième coup de trompette, très sonnerie d’ailleurs et qui vrille les oreilles maintenant, je tourne la tête, aurais-je mal passé la ligne, j’ouvre un œil, il fait noir, la petite lumière verte qui clignote là-bas, ce n’est pas le comité qui me rappelle, mais … le réveil, il est 7h05 ce samedi 27 novembre 2010. Une œillade vers l’extérieur, ciel bas, chargé de neige, température proche de 0°C, bon, pas top pour la journée.

J’étends la main, tripatouille à tâtons le réveil, programme 8h05 pour le samedi 04 décembre. Crevé et heureux de ces manches exceptionnelles, je ferme l’œil et me rendors…..

« I had a dream ! »

 

A Samedi prochain, avec vos skis, moufles et autres tenues chaudes et très étanches pour la clôture de la saison et la remise des prix de l’année 2010. 

A gagner :

e  Une superbe croi… pour 2 p…. en mer d’….

e  Les re…. étern… de l’an…

e  Une bou…de bi…

A chacun ses rêves et à vous de trouver !

Très bonne semaine à tous.

 

Bruno Guérin

 

Toute ressemblance avec des évènements ou la réalité ou des personnages existants ne serait pas  tout-à-fait fortuite et involontaire. Elle n’engage cependant que son auteur qui en assume l’entière responsabilité mais ne peut être poursuivi ni pénalement ni civilement compte tenu du caractère largement onirique de la manifestation relatée ci-dessus.

____________________________________________________________________________________


Samedi  16 Octobre 2010. 9ème Championnat de Flotte

 

«Le Désert des Barbares» ou «En Attendant Eole»

 

Une chronique tardive, c’est comme un Tariquet* récolte tardive, petit vin blanc du bas-Armagnac. A savourer bien frappé sur quelques huitres** accompagné de crépinettes.

 

14h15, vue du parking, belle flotte sur la flotte, 40 et + navires virevoltent à droite et à gauche…

Cela vaut le coup d’œil. Ratez le 1er départ, offrez des gains de place aux autres, ne manquez pas cette vue imprenable, planté à côté du mat des pavillons, sur le promontoire rocheux qui domine la rade de St Quentin…

 

C’est Michel Christ qui commande le championnat aujourd’hui, accompagné de ses assesseurs  Benoit Gruet et Eric Parisot.

Très pro, Michel distribue les rôles, les pénalités et pilote l’ensemble à partir de la sécu orange. Un certain nombre d’entre nous tomberont sous l’œil acéré de Michel qui réclame fermement les réparations.

 

1ère manche, pas de commentaires, je n’y étais pas, tout affairé que j’étais à gréer mon bateau. Au vu de la feuille de résultats que vous avez déjà surement tous consultés, Herve Borde cartonne, suivi de Thierry Eude tandis que Michel Delalex ferme la marche du trio de tête.

 

2ème manche, j’y suis enfin. Je rejoins la troupe qui s’agglutine autour des bouées en s’acharnant à essayer de passer en force.

Selon la théorie d’Armichède qui veut que «tout élément accolé à un autre produise un mouvement inversement proportionnel à la direction désirée», l’agglutinement de 20 lasers sur la bouée provoque quatre effets indésirables :

1.    Le premier ôte toute source de propulsion naturelle à l’ensemble de la troupe ainsi collée comme un chewing-gum sur la semelle. Le vent disparaissant comme par miracle donne l’impression de reculer ou du moins de ne plus avancer.

2.    Le deuxième entraine une volée de noms de volatiles rares et des bordées d’injures qui ne font pas revenir pour autant ledit vent qui fait cruellement défaut.

3.    Le troisième effet ne concerne que le premier à la bouée, puisque inexorablement poussé par ses congénères vers la bouée, il l’embrasse goulument et écope d’une pénalité qu’il devra effectuer une fois qu’il se sera dégagé de ce bourbier.

4.    Le quatrième effet se ressent au niveau des bordés et des coques qui récoltent rayures et coups, reçus sans intention des les recevoir.

Le plan B le plus payant, est de passer au large, quitte à allonger le trajet. L’essayer c’est l’adopter. Retournez-vous quelques secondes après, comptez et savourez les places qui vous aurez gagnées.

Xavier de Cuverville très en forme depuis quelques samedis emmène la tête de la course vers l’arrivée, passe le premier la ligne, suivi de Stanislas van Wassenhove, lui aussi en grande forme, tandis que Jérome Delvaux ferme la marche.

 

Pour la 3ème manche, je croise en chemin quelques figures brillantes, scotchées sur le parcours et qui attendent, vent, Godot, Eole ou tout autre facteur qui leur permettra d’avancer. En effet, bien que prometteur au début, Eole souffle de manière très inégale sur l’ensemble de la zone, un coup à droite, un coup à gauche, un coup pas du tout, au coup au milieu, à en perdre le nord.

Stanislas souffle la première pace à David le Douarin, qui précède Jonathan Freze.

 

La 4ème manche sera bien arrosée, et pas par du pastis. Plutôt le genre douche froide et glacée qui vous remet les esprits en place : ou suis-je, ou vais je, ou j’erre ? Pu… de sport, j’aurais mieux fait de rester à la maison pour voir le foot ou le rugby avec une binouze à la main, affalé dans le fauteuil….

D’ailleurs, ils sont tellement pressés de rejoindre le bar que la moitié de la flotte passe la ligne de départ largement avant le coup de trompe. L’envoi du pavillon N calme à peine les ardeurs et plusieurs se font flasher en flagrant délit de dépassement de la ligne de départ avant l’heure.

 

Sur cette manche humide, Jonathan signe un podium, talonné par Michel Delalex et Philippe Claude dans son sillage.

 

5ème manche au club autour du fameux quatre-quarts maison, ou les résultats sont largement commentés et arrosés.

 

Très bonne semaine à tous.

 

Bruno Guérin

 

(*) Tariquet , vin blanc du pays bas-Armagnac, élégant, fin, rond, et puissant, ouvert avec un bel équilibre entre l’acidité, le fruité et les arômes du cépage évoluant vers de jolies notes vanillées. De ce raisin à surmaturité, disputé aux dernières grives, non encore cuisinées, est issu un vin tout à la fois riche et puissant, mais aussi très frais. Au nez, la truffe blanche, une bouche plus douce, gourmande avec un fruit persistant qui se montre flatteur. Impression d’équilibre et de plénitude… pour un grand liquoreux. De l’équilibre et de la légèreté pour un vrai compagnon de soif et de plaisir. Toujours garder une bouteille dans la porte du réfrigérateur

 

(**) Huitres du bassin d’Arcachon bien sûr, creuses ou plates, Gravettes ou Japonaise, toujours un plaisir pour le palais, petites mais goûtues, toujours accompagnées d’un verre de Tariquet..

____________________________________________________________________________________


Samedi  09 octobre 2010. Manches libres sans manches

 

 

 

« Permission de Monter à Bord ? »

 

 

Je me rappelle, petit, lorsque nous abordions (*) un bateau ami, nous nous rangions rangeant tranquillement et délicatement sous son vent, mon grand-père (ou mon père), marin dans l’âme comme tous ceux de sa génération, hélait le capitaine du navire ami d’une voix posée et traditionnelle : ‘’Hola du bateau ! Permission de monter à bord ?’’.

La réponse revenait bien évidemment sous la forme d’un grand sourire accompagné d’un sonore ‘’Permission accordée !’’.

 

En ce XXIème siècle, siècle de l’Internet, de l’amitié électronique, du zapping permanent, de l’inconsistance de la relation, bref en ce siècle ou tout fout le camp, l’abordage sauvage est de règle, point de permission ni demandée ni accordée, vous tournez la tête du mauvais côté et vous vous trouvez nez à nez avec un invité surprise sur votre bateau, qui vous déverse un torrent hurlant de ‘’DE L’EAU’’ ou ‘’TU TOURNES’’, vous écrase la girouette pour rester dans la décence, et file sans un regard ni un signe de tête.

Effets génération Y et Facebook, pourtant peu compatible avec la forêt de cheveux blancs – ou pas de cheveux qui composent notre flotte habituelle.

 

Humeur, humeur…

Est-ce parce qu’aujourd’hui mon classement a été très loin de mes aspirations et espérances ou parce que la réalité saute soudain aux yeux.

 

Mouton sur le parking, taureau sur l’eau, agneau autour d’un pot.

Voici l’impression que je ramène de cette belle journée d’octobre, bénie par le dieu Soleil.

 

 

Facouillages sur le Gâteau Komité et la Pigne de Tétart(**)

 

En revenant à ce samedi estival, nous trouvons soleil éclatant, température douce, vent d’est-sud-est léger mais suffisant et 38 laséristes prêts à en découdre et qui en découdront.

 

Ils sont tous là, ceux de la semaine dernière et les absents, pour les dernières manches en gilet sans manches de la saison.

A partir de la semaine prochaine, prévoir combinaisons longues et autres baby-gros étanches avec moufles et cache-col.

 

Tout commence dans une belle atmosphère de fin d’été, petite brise gentille et nombreuses voiles. C’est Thierry Eude qui patronne cette nouvelle édition des manches libres.

D’entrée de jeu, on sent une certaine nervosité, sur une ligne de départ un peu courte pour faire partir tout le monde en même temps.

 

La 1ère manche se déroule sans trop d’incidents, peut-être un petit tour de chauffe ou un tour d’essai à blanc. Laurent Hay ouvre le bal tout de suite et impose son rythme et sa puissance. Suivi d’Hervé Goavec et Stanislas van Wassenhove.

 

Deuxième tour, les choses sérieuses s’annoncent. Déjà la ligne de départ est de traviole et le bateau viseur oublie de viser et d’en aviser le comité. Cela se bouscule au portillon mais la flotte s’élance avec juste un rappel individuel. Première bouée, ok. C’est à la deuxième bouée  que les choses se compliquent. Telle des insectes fondant sur morceaux de choix, tous s’entassent dans l’étroit passage. 

 

A croire qu’ils n’ont pas assez hurlé ou chanté au cours des manifestations de la semaine précédente (voir chronique du 2/10),

Avez-vous entendu la voix mâle du taureau en lutte autour de la bouée, pauvre bouée d’ailleurs, juste un vieux jerrican orange que l’on balance à l’eau, plombé d’une gueuse en fonte et dont la fonction est de s’attirer les bateaux comme des mouches fondant sur du miel.

Heureusement qu’on lui a coupé le sifflet, verrouillé les ouvertures et plombé le corps, elle ne peut rapporter ce qu’elle voit et entend !

Plus en avant, là ou se trouve le vent, se trouve aussi le trio de tête. Re Laurent et re Hervé dans le même ordre, suivis cette fois-ci de Micher Delalex.

 

3ème manche. La ligne de départ est repositionnée au centre, le vent s’établissant maintenant plein est. Toujours une ligne de traviole et un viseur qui n’a pas le compas dans l’œil. Mais qu’importe !

Départ sous I, la moitié de la flotte a déjà passé la ligne avant que Thierry n’ai pu souffler dans la trompe. Rappel général et lancement dans la foulée du pavillon N. Coup de trompe et 10 ou 15 sont au dessus de la ligne !

A croire qu’ils n’ont pas compris la signification du pavillon N que je rappelle ci-dessous :

 

REGLE DU PAVILLON NOIR (30.3)

Si un pavillon noir a été envoyé, aucune partie de la coque, de l’équipage ou de l’équipement d’un bateau ne doit se trouver dans le triangle déterminé par les extrémités de la ligne de départ et la première marque au cours de la dernière minute précédant son signal de départ. Si un bateau enfreint cette règle et est identifié, il doit être disqualifié sans instruction, même si le départ de la course est redonné ou si la course est recourue, mais pas si elle est retardée ou annulée avant le signal de départ. Si un rappel général est signalé ou si la course est annulée après le signal de départ, le comité de course doit afficher son numéro de voile avant le prochain signal d’avertissement de cette course, et si le départ de la course est redonné ou si la course est recourue, il ne doit pas y participer. S’il y participe, sa disqualification ne doit pas être retirée lors du calcul de son score dans la série.

 

Thierry arrive à noter 6 numéros de voile qui bénéficieront donc d’un flambant OCS sur la feuille des résultats. 

Et redépart donc sous pavillon N. Le vent ayant un peu tourné, c’est Stanislas qui fonce vers l’arrivée et coiffe au poteau Laurent suivi de Bertrand Daniels.

 

4ème et dernière manche de la journée. Il faut repositionner la ligne de départ au plus près du port, le vent s’étant remis en sud-est. Lancement du pavillon I et rappel général, la majorité ayant franchi la ligne avant le coup de trompe.

Pavillon N, N pour NOIR, c'est-à-dire Attention Disqualification dans l’air.

Même pas peur, au coup de trompe, la moitié de la flotte est au dessus de la ligne. Thierry chope encore 6 numéros.

Deuxième envoi du pavillon N, et …. Ses cheveux se dressent sur la tête. Ou est l’autorité B…. !

Troisième envoi du pavillon N, et enfin départ correct.

Laurent ne fait pas dans la dentelle, il file vers l’arrivée et signe sa troisième première place de la journée, avec Michel Delalex juste derrière et Franck Barthé en troisième.

 

Devant tant d’indiscipline et d’aveuglement, les prochaines fois :

 

« Pour voir, il faut être vu.

Alors pour la sécurité de tous, portez le gilet jaune ! »

 

Je vous laisse méditer les Règles de course à la voile.

 

Rendez-vous samedi 16 pour la 9ème édition du Championnat de Flotte sous l’égide de Michel Christ. Cela commencera à 14h00 précise, par un Quizz sur les règles.

Bonne semaine.

 

Bruno Guérin

 

(*) et pas nou sabordions !

 

 (**) Afin de rester politiquement correct, ne choquer ni une minorité ni une majorité, stigmatiser une population et ou une partie de population, dénigrer certains de nos camarades qui font don de leur corps et voix une après-midi en assurant la permanence sur le bateau comité, certains noms et mots ont été remplacés, garantissant ainsi le respect de la personne et l’anonymat le plus strict.

Un chat n’est pas toujours un chat !

 

(***) Petit rappel de savoir vivre publié dans les ‘’Règles de course à la voile 2009-2012’’ édité par la FFV en conformité avec l’ISAF (International SAiling Federation) :

 

NAVIGATION LOYALE (2)

 

ACCEPTATION DES REGLES (3)

 

EVITER LE CONTACT (14)

Un bateau doit éviter le contact avec un autre bateau si cela est raisonnablement possible…

 

HELER ET REPONDRE (20.1)

Quand il s’approche d’un obstacle, un bateau qui navigue au plus près ou au-delà du plus près peut

héler pour demander la place pour virer de bord…

(c’est ‘’héler’’ et non ‘’hurler’’ !)

 

REPARATION (44.2)

Après s’être largement écarté des autres bateaux aussitôt que possible après l’incident, un bateau effectue une pénalité d’un tour ou de deux tours en faisant rapidement le nombre voulu de tours dans le même sens, chaque tour comprenant un virement de bord et un empannage…

 

Vous pouvez le consulter en intégralité et le télécharger gratuitement sur le site du CVSQ. Vous pouvez les gouter sans modération et en abuser jusqu’à plus soif ou jusqu’à ce que les règles soient parfaitement mémorisées.

En 126 pages ou tout est écrit et décrit pour une plus grande culture nautique.

____________________________________________________________________________________


Samedi  02 octobre 2010. Championnat de Flotte n°8

 

Mais Ou Sont Passés Les Ténors ?

 

Ténors chantant Aida au Stade de France ou Ténors entre République et Bastille ?

 

QUOI ?

Parking à moitié vide aujourd’hui ? Seulement 20 voiles dehors ? Où sont-ils ?

Heureusement, pour les néophytes et les touristes de passage, l’honneur est sauf. Car à nos 20 courageux, les équipes régates lasers jeunes alignent 10 intrépides et mordants navigateurs, qui compéteront sur un autre rond. Impression donc d’occuper le plan d’eau mais une vague intérieure de déception.

 

Mais 20 voiles, quelle misère alors que nous en avions 35 en moyenne depuis le début de l’année !

 

Quelque soit la cause, ils ne sont pas tous venus ? Grève ? Défilé ? Manifestation ? Trop de vent ? Grisaille ? Lassitude ? Habitude ? Désamour ? Madame à la maison qui râle ? Calculs scabreux (cela ne changera rien à mon classement !), ou autre raison(s) ?

Ou tout simplement oubli ?

Nous ne le savons pas, mais la question est entièrement ouverte et vous pouvez voter en envoyant un SMS au 3615 CVSQ, en tapant ‘’1’’ pour Aida ou ‘’2’’ pour Grève(*)

A votre bon cœur !

 

Honneur donc aux 20 courageux présent ce jour-là, certains venant de loin.

 

Et de 8(**) ! Nous abordons octobre, dernière ligne droite avant le virage hivernal. Il ne nous en reste plus que 2 championnats au programme pour se refaire une santé, gratter encore quelques petites places vers le podium ou reculer de plusieurs cases, un peu comme dans le jeu de l'oie. Rappelez-vous votre prime jeunesse : "Oups, mauvais calcul, je recule de 3 cases !" "Super, Chance aujourd'hui, j'avance de 5 et mon nom sera mentionné dans la prochaine chronique"...

Voila, le ton est lancé, le temps aussi. Maussade de chez venteux, du genre pas content ni commode du tout, gris sur blanc et bleu, les arbres ploient sous les assauts des rafales et on ne distingue presque plus le bout du lac, là-bas sur l'horizon. Du coup nous avons l'impression de courir en mer(***).

 

Vent du sud, du sud-ouest, bien sûr par à-coups et coups à décoiffer comme il se doit, favorisant les baignades impromptues et improvisées, du type bien assis sur le caisson, au rappel, bateau à plat, bonne remontée face au vent, les penons raides à l'horizontale et parfaitement parallèles, du pur plaisir, je défile devant la flotte et je vais les coiffer à la bouée. Puis après le largue ok, re-remontée devant les autres, donc avec du vent, puis un petit vent arrière....et hop, une belle refusante, le vent qui vire de 30° (et pas dans le bon sens évidemment), vous projette la tête la première dans l'eau, puis le haut du corps, puis les cuisses et enfin la voile qui s'écroule sur vous, tandis que s'échappe le rêve des secondes précédentes. Et vous ne pouvez presque rien faire.

Je ne vous raconte pas les 5' pour remonter dans le bon sens tout en voyant les autres vous défiler sous le nez avec un petit sourire en coin qui cache à peine une certaine satisfaction (allez, moins 1 sur la bouée).

 

Expérience vécue ? Cela vous rappelle quelque-chose ? Vous avez été témoin ? Partagez votre expérience lors d’une prochaine chronique, envoyez vos témoignages à animation.cvsq@aliceadsl.fr.

 

Voici donc le déroulé de ce 8ème championnat de flotte, sous le signe d’un avenir éclairé et ensoleillé, réalisé en ce 1er samedi du mois d'octobre de l'an de grâce deux mille dix après JC, sous le haut patronage de l'équipage du Comité de Course du jour : Hervé Borde et Luc le Vaillant sur le flamboyant  croiseur Yvelines 78 et Hervé Dehaudt secondé de Christian Champion sur la sécu rapide.

 

Tout d’abord, comme je l’ai dit plus haut, le parking n’est pas aussi plein que d’habitude.

En second lieu, le vent assez bien établi de sud pousse des hurlantes à vous faire dresser les cheveux sur la tête.

En troisième lieu, ceux qui n’ont pas de voile radial ont des sueurs froides dans le dos.

En quatrième lieu, la mise à l’eau face au vent est un vrai casse-têtes.

En cinquième lieu, nous trouvons des bateaux engagés non inscrits à la régate. Ils ne seront ni comptés, ni comptabilisés, ni classés. Dommage pour eux !

En ….

 

Le triangle est aujourd’hui composé d’une belle longue ligne de départ au raz de la côte et du port, regardez donc le bas de vos dérives et vous constaterez qu’elles ont un peu frotté, d’une bouée au vent en plein sud, d’une bouée de dégagement vers la digue, installée le long des arbres et d’une bouée de vent arrière à la limite extrême de la zone de pêche pour éviter les volées de cailloux et petits plombs.

 

1ère manche sous les rafales et premiers jurons, la bouche pleine d’eau. Hi hi hi, 1 de moins à la bouée…

Emile Martinie s’envole dès le départ et décroche la première place tant convoitée. Il a dans son tableau arrière Gildas Guillerot et Stanislas van Wassenhove.

 

2ème lancement dans un vent plus apaisé, avec encore quelques gentilles claques. Là il fallait dégager sur bâbord, puis sur tribord, virer à gauche à mi-parcours, pour arriver en tête sur la bouée. C’est Romain Malengrez qui trouve la porte du labyrinthe le premier et arrive en tête devant tous les autres. Bravo Romain, très belle manche. Il laisse la seconde place à Emile, décidément toujours sur les bons coups avec Gildas immédiatement dans le tableau arrière d’Emile. Une habitude !

 

3ème départ dans un air plus léger, avec de petites caresses amicales du sud-ouest, mais toujours des sautes d’humeur d’Eole, variables en direction et en force. A l’arrachée, c’est Xavier de Cuverville qui impose son rythme et franchit le premier la ligne. Nous retrouvons Emile dans son sillage puis Romain Malengrez. Attention, ce jeune est dangereux ! Il promet, surveillez-le.

 

4ème manche sans histoires à raconter, enfin, de mon point de vue. Stanislas s’empare du podium, avec…Emile en second et Hervé Letalenet en troisième.

 

5ème et dernier départ de la journée, sous quelques petites gouttelettes qui viennent pimenter la régate. Sur son Varig(****) mythique, Xavier de Cuverville gagne cette manche, avec en second ….. je vous laisse deviner et Stanislas en troisième.

 

Au classement général de ce 8ème championnat de flotte, vous l’aurez devinez tout de suite, il n’y a plus de mystères, 1 place de premier et 5 places de second, c’est Emile Martinie qui grimpe sur la plus haute marche sous les applaudissements nourris des participants. Il est suivi de Xavier de Cuverville puis de Romain Malengrez.

Le tout se termine autour de quelques canettes de bières fraîches servies par l’Animation dans une ambiance festive.

 

Très bonne semaine à tous et à bientôt sur l’eau … 

Bruno Guérin

 

(*) 1,00 € le SMS plus 0,35 € de connexion plus surcoût éventuel de votre opérateur. Appel intégralement reversé au profit du CVSQ qui vous le reverse sous forme de d’excellent quatre-quarts ‘’maison’’ et binouzes dans les After-Champ de Flotte.

 

(**) Le chiffre 8 est symbole d'équilibre et d'éternité, il représente la lumière pour un avenir éclairé et ensoleillé.

D’ailleurs dans le bouddhisme; huit chemins existent pour conduire au nirvana, le bouddhisme étant basé sur huit règles de conduite et huit degrés existent pour les moines bouddhistes qui par ailleurs prononcent huit vœux.

En Islam le paradis a également huit portes.

En Chine c’est le fait d'être huit à table qui porte bonheur. D’ailleurs, souvenez-vous, les jeux olympiques de Pékin se sont ouvert le 8/8/2008 à 20h08 et 8 secondes.

En Afrique le symbole de création est représenté par le chiffre 8.

Pour les grecs le huit est le symbole de l'air.

Pour les chrétiens, le 8ème jour est celui ou le christ ressuscita, le huit de ce fait étant symbole de complétude.

 

 (***) votre chroniqueur commence à être sérieusement déformé par l'esprit inventif et imaginatif du sud (la sardine qui avait bouché le vieux....), le pastis et les cagoles….

____________________________________________________________________________________


Samedi  18_septembre 2010

 

Championnat de Flotte n°7

 

Voiles et têtes hautes dans un vent léger du nord-ouest, les fines lames des safrans et dérives s'affutent, les gants gainés de cuir rêche recouvrent les mains, les pieds s'enfoncent dans les bottillons, les velcros sont serrés à blocs, les gilets idem, les coques et les coureurs se préparent pour la 7ème édition du Championnat de Flotte 2010. Ici, soleil, là-bas dans le sud, pluie. J'ai bien fait de venir me frotter au 30 champions qui se jettent d'un coup à l'eau.

 

Vent du nord-ouest signifie un parcours en travers du bassin, avec une bouée au vent sous les arbres près des pontons. Pas top mais pas le choix. Pas moins de trois capitaines aguerris se sont installés aux commandes du comité de course : Jérome Delvaux, Bertrand Leparmentier et Laurent Perrin avec son fils en vigie, harnaché comme il se doit d'un gilet de sauvetage.

D'emblée, nos animateurs rechercheront la perfection : triangle parfait, ligne de départ au cordeau et parfaitement perpendiculaire à la bouée au vent, ce qui du reste ne sera pas facile come on le verra un peu plus tard.

 

Et c'est parti pour le show, tout le monde est chaud !

 

1ère départ et premières surprises. Ce nord-ouest que l'on voyait bien stable, s'offre des sautes d'humeurs et de cadrans qui mettent à la peine tous ceux qui sont passés à gauche du plan d'au. Dommage, il vire à l'ouest. Puis au ...nord en arrivant sur la bouée, provoquant un grand embouteillage. Et cela continue sur tous les bords. pas un ne ressemble à l'autre. A chacun sa petite risée jusqu'à l'arrivée.

Toujours en tête de la mêlée et aux avant-postes de la victoire, nous retrouvons nos habituels champions et habitués des premières places, Emile Martinie talonné par Hervé Goavec avec Michel Christ dans son safran.

 

2ème manche qu'il fallait embrayer à partir du pavillon et non du comité. Pour ceux qui ont pris le bon train, le reste se déroule sur du velours. Nos têtes de série se retrouvent derrière et au milieu, et c’est Xavier de Cuverville qui passe d’une longueur ses poursuivants : Hervé Borde et Thierry Eude. Et Xavier n’a pas encore 50 ans, misère, misère pour nous les quinquas…

 

3ème départ renvoyé pour cause de franchissement intempestif de ligne. Puis le vent vire complètement au nord et fausse le jeu de la course. Le comité décide de réduire le parcours à la deuxième remontée au vent. Excellente initiative qui me donnera une belle place.

Pour la 4ème course, le comité resserre le parcours. Toujours devant, nous retrouvons Michel Christ, suivi d’Emile Martinie et Hervé Borde.

 

4ème et dernière partie de la journée dans un méli-mélo de vent oscillant gaillardement du nord à l’ouest. Pour la route optimale, suivez les têtes de classe : Emile Martinie signe une 2ème place avec Hervé Borde en 3ème. Mais c’est Bertrand le Rossignol qui truste la première place.

 

Au classement général de cette 7ème édition du Championnat de Flotte 2010, nous rencontrons Emile Martinie qui nous a montré une belle régularité (1, 2, 2) bien qu’il ait eu un moment d’égarement en arrivant en 16ème position dans la seconde manche.

Deuxième, Hervé Borde, l’homme aux pieds nus signe un 4, 2 3, 3.

Enfin Michel Christ en troisième, avec ses grandes virées bord sur bord dans les largues qui ramène une belle feuille de marque : 3, 6, 1 et 8.

 

Quant au reste des coureurs, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs.

 

Très bonne semaine à tous.

 

Bruno Guérin

____________________________________________________________________________________


Samedi  11 septembre 2010. Manches libres
.

« Enfin... tout le monde a gagné une Manche.

Si à cinquante ans, on n'a pas gagné une Manche, on a quand même raté sa vie ! » !

Jacques S…..

(entendu le 13 février à l'émission "les 4 vérités du Laser" sur France 2)

 

Dimanche 12 au soir, dans la calanque d’En Vaux, entre Cassis et Marseille, dans un doux soleil qui décline lentement, les pieds encore dans l’eau, un petit Bandol bien frais dans ma main  je vous livre une chronique de plus.

 

Dring fait le téléphone, c’est Paris en ligne, il a plu le matin et la température n’a pas dépassé les 20°c, Brrrr.

 

Cela valait le coup de faire l’aller retour !

 

Retour arrière, samedi petit vent de sud, triangle difficile car dans la partie la plus étroite, et notre Capitaine du jour est Sébastien Frapier accompagné d’un jeune matelot qui dicte les arrivée. Efficace !

5 manches se succèdent avec 37 bateaux au plus fort de la participation. Il fait beau, chaud et la rentrée est maintenant bien établie : on se presse sur la ligne de départ, ça coince et ça hurle aux passages de bouées, ça frotte sec, bref les souvenirs de vacance sont bien terminés, au boulot maintenant.

 

1ère manche … en spectateur. C’est Michel Christ qui ouvre le festival en pointant à la première place avec dans son sillage Jean-François Guillou et Hervé Borde.

 

2ème manche, dérouillage après la période estivale. On recherche ses marques. Thierry Eude franchit le premier la ligne d’arrivée. Suivi dans un mouchoir par Michel Christ et Jean-François Guillou.

 

3ème manche, pour les qualifications. Michel Delalex vogue en tête, sans partage, avec dans sa trainée, de nouveau Michel Christ en deuxième position suivi de Thierry Eude. Ils sont inséparables ces deux là !

 

4ème manche, La Manche du Siècle. Je ne boude pas mon plaisir. En texto illimité, j’inonde la place et mes amis proches, pour les autres amis de Facebook, une photo dédicacée et un mot suffira.

 

Mon Dieu, que la victoire est belle. J’en tremble encore de frayeur.

Seul au monde, devant moi s’ouvre l’immensité de l’océan, le vent m’appartient sans partage, maître du monde, pas de voisins tonitruants et gênants, seuls les trompettes de la victoire résonnent aux oreilles.

Tenir, tenir et tenir encore.

Ne pas se laisser déborder par le syndrome de la peau de l’ours. Certains de nos camarades se font un malin plaisir de partir en 3ème rideau et terminer sur le devant de la scène. Utilisent ‘ils des passages secrets, des voies détournées, cachées, des chemins de traverse, ou ont-ils ce que l’on appelle communément de l’expérience et du savoir-faire. ?

 

Voici donc l’histoire : départ moyen à la bouée, peu gêné par les autres qui s’agglutinent tous autour du Comité, telles des mouches sur un pot de miel. J’ai donc un peu d’air pour filer, puis le vent remonte vers le SO et me permet de faire une ligne presque directe vers la bouée de près. L’adrénaline irrigue alors mon corps, des bouffées de chaleurs m’envahissent, et oui, c’est possible, je vais me la faire. François de C. est juste derrière moi, il profite aussi de l’ascenseur, on échange un regard, et ‘’Yes We Can’’, on va tous les N…. 1ère bouée virée en tête, on lâche les chevaux pour le bord de travers, pas d’obstacles pour nous voler le vent, et hop on enroule la 2ème bouée aussi sec.

La descente est plus difficile, attirés par l’odeur du sang, les ténors foncent pour effacer cette infamie, ces gêneurs qui pensent avoir des espoirs ? L’arrivée sur la bouée de vent arrière est chaude, François me colle au train maintenant, je sens ses dents qui râpent ma coque et le souffle des rattrapants juste derrière.

Virement sec, relance rapide et je prends quelques distances. Derrière moi, cela cafouille un peu. J’en profite pour accélérer et prendre de l’avance. Remontée au près rapide, enroulement de bouée parfait, bord de vent arrière, je conforte l’avance tandis que mes poursuivants s’acharnent à remonter, et hop, dernier enroulement de bouée, toujours en tête avec de l’avance, elle est au bout de la ligne, la victoire, ne pas freiner, pied au plancher il faut y aller.

Suprême  satisfaction que celle de croiser la troupe qui descend pendant que vous remontez vers la ligne, tient, c’est Machin, il n’est pas à sa place, oups Truc est très en retard. Cela vous donne des ailes et encore plus de fermeté pour conduire votre monture sur la ligne jusqu’au Tuuuuut salvateur.

 

Petits conseil de celui qui a vaincu cet Himalaya du jour:

-       Persévérez et ne jamais lâcher, cela arrivera un jour

-       Très attentif vous serez, cela peut vous tomber dessus sans crier gare, une bonne bascule, une risée montante et hop vous prenez la tête de la troupe

-       Un seul objectif vous animera, la ‘’gagne’’

-       Pas de distractions, une focalisation extrême sur l’Objectif

-       Chaque bouée passée en tête est un pas vers la victoire, mais seul le franchissement de la ligne d’arrivée compte

-       Ne vous laissez pas griser par votre place pendant la course, vous êtes toujours à la merci des prédateurs qui n’attendent qu’une faute de votre part pour fondre sur vous et passer en tête (*)

-       Gardez toujours un œil sur la ligne d’arrivée et l’autre sur la meute hurlante sur votre arrière. Je sais c’est un peu difficile, mais observez bien ceux qui trustent les premières places et vous verrez qu’ils ont des yeux derrière la tête.

-       Enfin, lors du passage victorieux, réclamez LE coup de trompe qui signale à tous les autres qu’ils n’auront plus que des miettes.

-       Laissez éclater une joie bruyante, regardez en arrière le chemin parcouru, soyez fier, redressez la tête, car désormais vous avez réussi votre vie.

 

Seule la victoire est jolie !

 

Compte tenu de l’allongement de la durée de vie, il a été proposé de repousser les termes de cette maxime jusqu’à l’âge de 55 ans, ce sera bien sûr étalé sur les prochaines années.

Pour ceux qui seraient à la limite de cette tranche, tant pis, c’est le principe de la solidarité intergénérationnelle.

Pour les jeunes, cela leur laisse un peu plus de temps pour se préparer à ce grand moment de bonheur.

 

Le deuxième arrivé est Hervé Borde suivi de nouveau de Michel Christ.

 

5ème et dernière manche de la journée. Je n’ai plus la tête à la course. Auréolé des lauriers dorés, je me suis un peu reposé. Le vent aussi a fait une pose. Hervé Borde en profite talonné par Luc le Vaillant et Jonathan Freeze.

 

A bientôt sur l’eau … La semaine prochaine ou pas, cela dépendra de la météo sur Marseille.

Très bonne semaine à tous. 

Bruno Guérin

 

(*) Exemple typique, votre poursuivant se rapproche de vous presque à l’arrivée, vous lofe et vous touche, réclame un 360°, que bien évidemment vous faites et hop 5 concurrents vous passent sous le nez !

____________________________________________________________________________________

 

Samedi  31 JUILLET 2010. Journée NOIRE chez BF*

 

 

Bouchon

or

Not Bouchon

 

 

Mon premier est bien ancré sur le macadam, impression de flotter dans l’air chaud et humide, au milieu des vapeurs de gas-oil, d’huile brulée, de plastiques surchauffés, de cris d’enfants surexcités ‘’quand est-ce qu’on arrive ?’’ et de réponses toutes aussi virulentes et immédiates ‘’Tais-toi ou je t’en colle une Jean-Mi…’’, ou ‘’Je t’avais bien dit qu’il fallait partir plus tôt !’’ et le passing shot en retour ‘’Ouais, on n’a qu’à pas aller chez ta mère’’…..

Ambiance, ambiance…

Cela vous rappelle quelque chose ?

 

Mon second donne une impression de zénithude, d’espace, d’air, de légèreté aérienne, de flotter ou bouchonner un peu dans un air bien léger. Calme et sérénité au menu, pas de klaxons rageurs, peut-être quelques ‘’tribords’’ et autres ‘’2LO’’ viendront troubler l’après-midi. Et encore seront-ils gaiement acceptés.

Pas d’excès de vitesse en vue, seulement 3 minutes d’attente derrière le lièvre au moment du départ, l’impression d’être différent du reste.

 

C’est à l’occasion d’un passage à St Quentin, en ce samedi 31 juillet, pour accrocher remorque et bateau à mon véhicule avant de m’enfourner dans les affres de la route classée noire par Bison Futé, que je découvre 7 laséristes profitant d’un léger zéphyr, de

l’espace ouvert et tranquille pour s’envoyer quelques manches pendant que la moitié de la France croise l’autre moitié sur la route de ce que l’on appelle ‘’les vacances’’.

 

Donnons raison à nos 7 laséristes ; Christian, Hervé, Ian, Jean-Claude, Jean-Jacques, Jean-Pierre, et le
n°7 dont j’ai à peine aperçu la voile, venus se ressourcer, pour un grand moment de tranquillité autour de 3 bouées.

 

Excellent mois d’août à tous. Promis, j’arrête d’écrire….pour un mois. 

Bruno Guérin

 

 (*) BF : Bison Futé, qui se fait bien vieux maintenant, avec une forte daltonie et confond souvent les couleurs. J’ai d’ailleurs rallié mon port d’attache dans les Sud-Ouest dans un délai tout à fait raisonnable, sans coups et blessures infligées à moi-même et mon entourage, compte tenu du poids et coefficient de pénétration dans l’air, singulièrement altérés par la remorque et son laser, les valises, vélos, tricycles, et autres accessoires perchés sur la galerie

____________________________________________________________________________________


Samedi  24 juillet 2010
 

Petite lessive en famille

L’animation part en vacance avec armes et bagages

 

Je ne boude pas mon plaisir, en cette veille de grand départ, allez, hop une petite dernière pour la route. Pensez donc, 1 mois sans, allons-nous tenir ?

 

La chronique s’installe donc aux abonnés absents pendant la période aoutienne, sauf si les quelques survivants restants sur Paris pendant la même période souhaitent alimenter de leur prose le journal hebdomadaire. L’adresse n’a pas changée et il n’y a aucune garantie d’audience.

 

Voici les courageux du jour à 13h30, ils sont 8 à tourner entre les lasers parqués sur le parking, à zieuter ce lac que pas une ride n’égratigne. Dur dur d’être voileux par un samedi de juillet à Paris !

 

« Ad augusta per angusta » (1) Ils méritent donc de passer à la postérité et leurs noms gravés sur la toile pour l’éternité, il s’agit de Benoit, Bruno, François, Hervé, Jean-Claude, Jean-Jacques, Jean-Pierre, et Michel.

 

Pas de vent, pas une ride, pas un client pour le centre de voile, alors profitant de la douceur de la température, sommes toutes agréable, ni trop chaude, ni trop fraiche, certains de nos plus éminents laséristes décident d’une petite lessive en famille.

On commence par le taud, puis on attaque la coque en surface, on récure l’intérieur de la baignoire, les sangles, mats et enfin on se la bichonne en la retournant. Le tout avec bien sûr une lessive bio dégradable qui préserve le délicat écosystème du lac. Ce serait dommage d’empoisonner nos amies les bernaches(2) !

 

Le vent se lèvera avec la marée et sous les nuages à partir de 15h00. Les deux derniers laséristes hésitent, sortir ou pas, to sail or not to sail ? D’un côté, se faire 10 manches à deux, cela va vite et rapporte des points, un coup premier, un coup second, c’est bon pour l’assiduité. D’ailleurs si l’on rapproche bien les 3 bouées, on doit pouvoir tourner en 4’ chrono, départ compris, et donc en 3 heures se faire au moins 45 manches. Avec cela, si on n’est pas sur le podium à la fin de l’année , je mange ma voile !

Puis le nuage passe, le souffle s’éteint, le pot au lait tombe et se casse, le lac redevient miroir et adieu nos rêves les plus fous d’apparaître dans la lumière et la gloire de la reconnaissance de nos pairs.

C’est trop injuste.

 

Image insolite sur la base nautique de Saint-Quentin ce samedi 24 juillet

 

 

Retour vers l’Animation, comme vous le voyez sur les photos suivantes, cette dernière se prépare à partir en vacances.

 

Elle charge Lasers et zodiac sur une grande remorque

et bientôt à elle la grande bleue .

 

 

La réalité est plus simple. « Łodzie załadowane ciężarówki polski, polsko-kierowca prowadził w kierunku Anzio (3) » nous dit le chauffeur. Yes, heu hello, you transport sailbotte to Italia, Ya, Ya. Mille grazie.

Polyglotte un jour, polyglotte bonjour ! Vive l’Europe de la concurrence !

 

Les équipes compétition du CVSQ partent avec les Equipes et le Zod d’assistance  pour les Championnats d’Europe qui auront lieu à Anzio, à quelques encablures de Rome.

Vous ne vous en doutiez pas, mais derrière le CVSQ, il y a une véritable machine de guerre à gagner des places et des podiums, animées par des parents avec les entraineurs et le support du club.

C’est grâce entre autres aux résultats qu’ils engrangent sur le circuit, que le CVSQ est le 1er ou le 2ème club de dériveurs français selon le classement de la FFV. Ils doivent être encouragés et tous nos meilleurs vœux de succès les accompagnent.

 

Bon mois d’août à tous .

 

Profitez-en, reposez vous à donf, pour être en mesure d’attaquer la rentrée en pleine forme. En effet, l’Animation a décidé de frapper un grand coup, ce sera donc un démarrage sur les chapeaux de roues : Championnat de Flotte N°6, présidé par Gildas Guillerot et assisté d’Hervé Letalenet et Max Mulhern.

 

Bruno Guérin

 

(1) Vers les sommets par des chemins étroits, la gloire ne s'acquiert pas facilement. (mot de passe des conjurés d'Hernani de Victor Hugo - acte IV)

(2) Oies du Canada, également connues sous le nom populaire de ‘’Merdache’’, terme dont l’origine reste indéfinie mais l’odeur et la présence bien tenace.

(3) Bateaux chargés sur camion polonais, conduit par chauffeur polonais, direction Anzio (Google traduction libre et automatique donnée sans garantie de résultat).

____________________________________________________________________________________


Samedi  03 juillet 2010. Six Manches Libres

 

Bouché de chez bouché, le ciel au raz des mats dans un léger zéphyr

 

Lever sinistre ce matin, nuages bas, pluie qui tombe sans discontinuer apportant un peu de fraicheur après ces derniers jours pesants. Se lèvera ? Se lèvera pas, c’est toute la question

A peine quelques souffles à St Quentin, lac couleur gris sombre à vous faire pleurer comme une madeleine. C’est beau de tristesse ou triste de beauté. C’est un jour à rester sous la couette, ou accompagner Madame pour courir les soldes puis s’installer tranquillement pour Allemagne - Argentine. Il faut vraiment détester le foot pour venir  aujourd’hui.

 

Arrive notre capitaine du jour, Xavier de Cuverville, plein d’énergie, il prend possession du bateau comité et d’un coup le vent se lève, doucement mais bien régulier du WNW.

 

Vrouuuuuummmm, arrive aussi Abélard(*) dont on entend de très loin le 6 cylindres en ligne de 2979 cm³ J, 24 soupapes Bi-Turbo, avec une délivrance maximale de 306 chevaux (225 Kw) à 5800 tr/min, d’un couple de 400 Nm (40.8 mKg) à 1300 tr/min. La transmission est intégrale sur une boîte de vitesse automatique à 6 rapports, elle gratouille un peu d’ailleurs. L’ensemble pèse 1720 Kg – hors passagers, bagages et autres accessoires utiles et inutiles,  sur des pneus de 225/45/17 à l’avant et 255/40/17 à l’arrière et dispose d’un rapport Poids/Puissance de 5.62 Kg/Ch & 131 Kw/T et d’un rapport Couple/Poids : 233 Nm/T. Enfin, sa consommation mixte normalisée s’établit à 9.7 L/100 et en mode sportif à 14.7 L/100 en dégageant des émissions de CO² à hauteur de 232 g/Km L (**).

 

Nous sommes 14 à avoir bravé les intempéries, à ne pas avoir écouté les bulletins d’alerte lancés par Météo-France, la région, le pays, la ville : attention aux risques de pluie sur St Quentin, elle pourrait mouiller !

 

Le parcours est rapidement planté, 3 bouées, le fanion du départ, comme dab, et hop, hop, hop, les 6 manches se succèdent à un bon rythme.

 

1ère manche assez équilibrée pour tous, sauf bien sûr pour la tête qui est en tête, et la queue qui est à la traîne. Loin devant, Thierry profite d’un air dégagé, sans interférences, il est suivi d’Hervé et de Luc qui bataillent ferme pour la 2ème place. C’est un peu plus compliqué pour le reste de la troupe. L’arrivée dans l’ordre : Thierry, Hervé, Luc.

 

2ème manche, départ normal, course normale sauf des passages de bouées un peu musclés ou des fautes sont sifflées. Notre ami Jean-Pierre en sera quitte pour tourner deux fois.

Michel prend le lead dans les derniers virages et s’impose au sprint final devant Thierry, talonné par Bernard Paul, en grande forme.

 

Le départ de la 3ème manche est un peu cafouilleux, la plupart ayant déjà franchit la ligne avant que ne retentisse le signal sonore. Nouveau départ sous pavillon N cette fois-ci, et Xavier surveille la ligne comme du lait sur le feu.

Comme Klose, Thierry marque son deuxième but (deuxième première place) et file mystérieusement vers le parking (pour ne pas rater le match ?). Bernard franchit la ligne en second, suivi de Martin.

 

4ème manche vite lancée, toutes les options sont alors ouvertes. La majorité reste sur le haut, quelques-uns, dont le chroniqueur décide de descendre vers la terre. Bien lui en a pris car il prend la tête de la course mais ne peut résister à la pression mise par Luc qui marque la 1ère place et surtout Jean-Paul qui jaillit de nulle part et s’octroie la deuxième marche. Le chroniqueur commet une faute dans la surface d’arrivée, récolte d’un carton jaune, tourne et voit passer sous son nez Bertrand Daniels pour la 3ème place.

 

5ème manche et dès la 3ème minute, Müller marque, paralysant l’équipe de Diego. Ce sont les vétérans expérimentés qui mènent la danse. Jean-Pierre, fonce vers la cage du comité de course, avec dans son sillage Bertrand qui essaiera de le passer sans y arriver, lui-même talonné par Max Mulhern qui signe une belle 3ème place.

 

Pour la 6ème manche, le taux de participation chute brutalement à 8, vite lancée, elle voit Jean-Pierre s’installer de nouveau aux commandes et profiter d’un courant ascendant pour l’amener à la première place. Hervé est juste dans sa trace et marque le deuxième poteau, immédiatement suivi de Bertrand Daniels.  

 

La chronique part en vacances, et laisse donc de l’espace et de la place pour s’exprimer. Allez-y, c’est le moment de foncer, pendant l’été, la diffusion est limitée, ils sont tous au bord de l’eau, les doigts de pied en éventail avec un verre de P… à portée de main. Alors, les résultats des manches libres et des départs au lièvre ne font pas partie des priorités.

 

Allez, courage, lancez-vous, bonnes vacances et à bientôt sur l’eau … ici, maintenant, demain ou ailleurs.

 

Bruno Guérin

 

(*) dans le cadre du respect et de la protection de la liberté et des droits fondamentaux de l’individu, comme préconisé par la CNIL, le prénom a été changé

(**) j’espère ne pas m’être trompé.

____________________________________________________________________________________

 

Samedi  26 juin 2010

  

Chaud devant.

 

Pompe & Co.

 

Le free style ne paie plus !

 

Météo clean, soleil brûlant, vent inexistant ou dont l’existence n’est qu’éphémère, réverbération maximale, rampe de mise à l’eau crottée, eau d’une couleur verte insondable, capitaine du jour : Hervé Letalenet, nombre de concurrents : aux environs de 20 selon les moments et les humeurs, représentation féminine : 2, nombre de manches : 3, toutes courues : pas vraiment, nombre de manches comptant pour le classement : 2, essais de nouvelles techniques : permanent, coups de pompes(*) : permanents aussi,

 

Bref, tous les éléments sont réunis aujourd’hui pour des manches en enfer, sur les braises ardentes du lac.

 

Hervé, grand prêtre du jour place un triangle orienté nord-est, puis une ligne de départ dans cet axe et corne le lancement de la 1ère manche dès que quelques frisotis viennent gonfler sa pavillonnerie.

Hélas pour lui, le vent tourne au dernier moment, s’installe plein sud et oblige les concurrents à partir vent dans le c… Sur le parcours, nous aurons tous les vents, de toutes les directions, avec un maximum de 3 nœuds, dans les descentes. Curieusement d’ailleurs, ce dernier se remet dans l’axe pour l’arrivée, et célébrer ainsi dignement le trio de tête : Xavier de Cuverville (bravo), Thierry Eude (bis-répétita) et Bruno Guérin (excellent !).

Quelques coups de pumping remarqués et réguliers viendront entacher cette manche et donneront lieu à des commentaires ironiques lors de l’inter-manche qui suit.

 

Justement, l’inter-manche joue les prolongations dans l’attente d’un vent de plus en plus incertain. Parfois, on entend un cri, ‘’Vent, vent,.…’’ mais sans vraiment de convictions. Echanges amicaux (petits trucs pour avancer, histoires de la semaine, foot, les bleus, …), acerbes et moqueurs (sur la pompe et différents modèles de pompes utilisables et largement utilisés) mais aussi baignades rafraichissantes. Nous laisserons Emile se lancer en premier, et après constatation qu’aucune pustules ne vient éclore sur son torse musclé, une partie du reste de la troupe se laisse glisser le long de son bateau.

 

A la suite d’un mouvement de gronde envers le Comité de Course, dans l’incapacité de prendre une décision, de placer le vent dans l’axe du parcours et sous la pression amicale de certains concurrents, une deuxième manche est cornée. Les réactionnaires hurlants décident alors que la manche sera ‘’Freestyle’’ (**) et que tous les coups seront permis. Démarrage au quart de pied pour les forts en thèmes, debout, couché, sous, dessus, allongé, penché, secoué, dansotant, tressautant, sautillant même, tout est bon pour faire avancer son laser.

Oui, bof, cela permet d’avancer plus vite, parfois, pas tout le temps, et en plus on se fatigue beaucoup.

Ils passeront la ligne d’arrivée devant les autres mais ils sont tellement crevés qu’ils ne feront pas la 3ème manche  et en plus ils n’ont pas la satisfaction d’avoir combattu à la loyale.

Cette manche ne sera pas notée, tant pis pour le classement. Valentine et Claire qui nous avaient fait l’honneur de nous rejoindre, resteront bien à l’écart.

 

3ème manche, seuls quelques braves sont restés dans la fournaise, 11 très exactement. Départ au ralenti, parcours en petite vitesse, à la limite du sur-place. C’est Thierry Eude qui signe la 1ère place, suivi de JP. Sartoris tandis que Xavier de Cuverville, décidément en très grande forme, ferme le trio de la victoire.

 

Retour à terre, glissade(s) le long de la rampe de mise à l’eau (‘’eeeeh m…’’), dégrément, bière, retour à la maison. Une bonne  après-midi remplie.

 

Bonne semaine à tous.

Le Chroniqueur Anonyme

(qui ne souhaite pas s’attirer d’ennuis)

 

(*) Pompe : cortège solennel, déploiement de fastes, appareil magnifique, somptueux, vanités, plaisirs faux ou frivolités. Vous vous y retrouvez ?

 

(**) L'adjectif freestyle (en français « style libre ») est utilisé pour décrire une activité (souvent individuelle), pour laquelle un participant est libre de choisir son style, ou les règles à suivre.

C’est le règne du chacun pour soi, toute ressemblance avec une certaine équipe étant récemment revenue d’un pays du sud serait bien évidemment fortuite.

____________________________________________________________________________________


LE samedi  19 juin 2010.
                                                                            LA Fête du Club

 

Appel du 19 juin et lancement de la

« la Régate Solidaire »

Equité , Justice et Partage du Podium !

 

Les organisateurs :

Vos trois animateurs en charge de l’animation, animent cette journée particulièrement animée. Très en forme, Hervé, Michel et votre serviteur sont accompagnés de Claire, notre sympathique reporter photographe. Je vous laisse découvrir ses photos sur le site, chacun s’y retrouvera, quelque soit d’ailleurs sa position (*)

 

Le parcours :

Le parcours du jour se présente sous la forme d’un parallélogramme, de la famille du trapèze, se caractérisant par des côtés parallèles deux à deux et possédant des grandes ouvertures au sud (pour la chaleur et la convivialité). On l’appelle aussi parfois polygone concave, car une ou plusieurs de ses diagonales ne sont pas entièrement à l'intérieur de la surface délimitée par le polygone.

 

 

Présenté aux concurrents

Plus simplement et en prenant de la hauteur, nous l’appelons  aussi ‘’Bonnet d’Ane’’

 .

Vue du ciel


Simplicité enfantine donc pour ce parcours en M selon un schéma à la russe, cela monte et cela descend : 1-2-3-4/4a-3-2-1-5/5a-A.

Enfantin d’ailleurs, aucun ne s’y sera trompé.

 

Les départs décalés :

Deux séries sont formées :

·         le milieu et le reste du classement 2009, identifiés par une flamme bleue au bout de leur bôme, partiront dans une procédure normale à 3’.

·         les premiers du classement 2009 sont relégués au fond de la classe et partiront 2’ après.

Donc, lancement de la procédure à 5’, hissage du pavillon I ou N à 4’, départ des flammes bleues à 2’ et enfin départ du top du classement à 0’.

 

Le matériel :

Du grand classique, le Comité de Course solidement planté sur la ligne de départ/arrivée, tout en couleur grâce au déploiement de sa flamboyante pavillonerie dans la mature.

Deux sécurités orange sur l’eau, pour l’accompagnement, le sauvetage en mer, les prises de vues et l’arbitrage si nécessaire.

Les bouées des grands jours sont sorties, jaunes et oranges, elles permettent une visualisation optimale de ce parcours atypique.

 

Le plan d’eau :

Toujours le même. Il n’a pas changé depuis la semaine dernière, toujours aussi étroit quand l’axe du vent est dans le nord…

 

Le temps :

Un temps de chien oui, pour la mi-juin !

Maussade avec de lourds passages nuageux, un nord-nord-ouest assez bien établi et constant de 6 à 10 nœuds, avec quelques rafales à 12 nœuds, quoique faiblissant en fin de journée, selon les données recueillies tout au long de l’après-midi par le comité de course.

La température frôle les 14°C quand les rares rayons de soleil viennent caresser les voiles.

 

Les acteurs :

28 au plus fort de la journée, de tous horizons en terme de classement club, d’en haut, d’en bas ou du milieu, ils ont répondu à l’appel du 19 juin.

Bravo à tous !

 

Les jeux :

Des mains, des pieds, toutes les positions sont acceptées et acceptables. Une seule main, deux mains, les dents + les doigts, en l’air ou en bas, sur ou sous, vide ou pleine, de concert ou désordonnées, typer conduite de calèche ou patte de velours,…A vous de choisir, pour le meilleur ou le pire.

 

Jeux de main, jeux de …… ?

 

 

Jeux de pieds, jeux de ???

 

Tous les moyens, toutes les postures, tous les types de bottillons, chaussures, sandales, et autres accessoires chaussants sont bons pour avancer et terminer les manches.

 

 

La lecture du vent

Point de salut sans girouette.

 

Où est le nord, d’où vient le vent, apparent, déparant, dérapant, réel, irréel ou décoiffant.

Petite revue imagée du rapport entretenu entre l’humain et son objet fétiche, la girouette, celle qui donne le sens et la direction.

Une petite bouderie parfois, quand on n’est pas d’accord ?

 

Les manches :

5 manches au total seront courues cet après-midi, chacune avec ses propres  caractéristiques, péripéties et  aventures.

 

La Déferlante ou la Décevante

Le top part avec une seule minute de décalage et en moins de deux les voici aux commandes de la manche, sans partage, sans laisser la moindre parcelle ou soupçon de chance ou d’espoir au reste de la flotte.

C’est Thierry Eude qui caracole en tête devant Michel Christ et Laurent Hay.

 

La Ramassante

Afin de réparer les injustices de la première manche, 2’ sépareront désormais les deux départs. Et là, c’est franc, nos top performers sont un peu à la ramasse et se retrouvent dans des positions qu’ils n’ont pas (ou plus) l’habitude d’occuper. A voir leur hargne sur le parcours, on sent bien leur inconfort. Vive le changement !

Pendant ce temps, les premiers foncent vers la ligne, un œil sur le pavillon bleu salvateur, un œil sur les poursuivants.

C’est Benoit Nérot qui coupe la ligne en premier, talonné par Denis Jacob suivi d’Emmanuel van Wassenhove.

 

La Revenante

Avant le départ, on entend les couteaux qui s’affutent. Nos premiers de 2009 n’ont pas dit et ne mâchent pas leurs derniers mots. On va voir ce que l’on va voir !

C’est une manche avec risée et nombreux dessalages pour épater la galerie et les filles. Ca bataille serré pour les premières places. Emmanuel, Douglas, Hervé, Nicolas et Pascal cravachent ferme leurs montures, ils ont dans leur sillage immédiat Laurent, Michel, Hervé et Denis, la rage au ventre et la ligne d’arrivée dans leur mire. Ca bataille ferme devant pour les premières places et c’est finalement Laurent Hay qui s’impose, suivi immédiatement par Emmanuel van Wassenhove et Hervé Letalenet.

 

La Revanchante

4ème manche sous la pluie froide et humide. Pas drôle. Le départ est quand même lancé. Là, les flammes bleues ne s’en laissent pas conter. Ils mènent la danse et imposent la cadence tout au long de la manche. Malgré des trésors d’efforts, les tops ne peuvent remonter la flotte.

1er Romain Malengrez, poursuivi par Max Mulhern puis Emmanuel van Wassenhowe, que l’on voit décidément souvent aux avants postes.

 

La Maîtrisante

Dernière manche dans un air un peu plus léger, mais toujours sous un ciel bien grisâtre, digne d’un mois d’hiver. Retour du top dans le top, mais tout juste. Un petit rayon de soleil vient éclairer quelque peu cette dernière partie remportée par Laurent Hay, Philippe Claude et Hervé Letalenet. A noter Emmanuel en embuscade à la 4ème place.

 

Les résultats :

 

Sur le podium, et pour changer (un peu):

 

1er   Laurent Hay

2ème Emmanuel van Wassenhove

3ème Benoit Nérot

L’avez-vous remarqué ?

Prenez un Bic fin de préférence, tracez une ligne entre le joueur de polo rouge à droite et la tête de Laurent, puis reliez les têtes de nos deux gagnants suivant, descendez le long de la fermeture éclair d’Emmanuel puis fermez le polygone ainsi obtenu par une ligne droite et vous obtenez…. le dessin du parcours du jour.

Prédestination vous dites ?

 

La synthèse ou les leçons :

 

Double formule très intéressante à plus d’un titre.

 

Tout d’abord, ceux qui n’ont pas la chance habituelle de naviguer en tête, ont eu l’occasion de caracoler devant les champions. Grisés par cette avance et l’espace tout à coup découvert devant eux, ils peuvent se donner à fond, tout en surveillant leurs arrières pour éviter de se faire rattraper trop vite.

 

Enfin, ceux qui normalement sont plutôt en tête, se sont retrouvés dans une position inhabituelle, derrière la masse des concurrents et doivent donc se surpasser pour les doubler et rejoindre la tête de la course.

Bref, tout le monde est très motivé.

 

A noter cependant que l’on peut envisager très sérieusement trois séries : les normaux, départ à 3’, suivi du top du classement 2’ après et enfin du super top 1’ après. J’entends le super top comme les deux ou trois dont on ne voit habituellement que le tableau arrière, quelque soit la météo, le vent, les circonstances, les parcours, ….

 

Le deuxième point concerne les portes au vent arrière, elles permettent des dégagements faciles de part et d’autres, réduisent les goulots d’étranglement ou effets d’entonnoir et facilitent une relance plus aisée des concurrents. Formule à garder donc et à mettre en application sur des parcours plutôt banane.

 

Un bémol à noter : la trop grande proximité de l’arrivée et des bouées 5/5a, car relever l’ordre des concurrents lorsque vous avez ceux qui descendent en vent arrière croisant ceux qui remontent au près ainsi que les bienheureux déjà arrivés, cela donne un joli cafouillage sur la ligne et sur le relevé des places.

 

Les photos

Elles sont sur le site. Observez bien les positions des barreurs, les bonnes et efficaces et les autres. Voyez les accélérations données par 191675 sur les lignes de départ, la machine bridée juste avant le coup de trompe puis les chevaux libérés au coup salvateur.

Voyez aussi les redressements de dessalages, à chacun son style, l’européen et l’américain, pied en avant, pied en arrière. Il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs, toutes les bourses.

Un grand merci à Claire pour toutes ces belles photos.

 

Très bonne semaine à tous et rendez-vous samedi prochain. . 

Bruno Guérin

 

(*) L’équipe d’animation peut enlever les photos que vous jugeriez inadaptée par rapport à l’image que vous vous faites de vous-même ou que vous souhaitez donner. La demande doit être formulée par écrit dans le délai légal, en trois exemplaires, accompagné d’un courrier dûment motivé et d’une contribution dont vous fixerez vous-même le montant  pour couvrir les frais administratifs et autres travaux de manipulation des données.J. Toutes les formes de dons sont bienvenues et acceptées : bière, cake, crêpes, crumble, laisser de la place au départ, de l’eau (à la bouée)…..

____________________________________________________________________________________


S
amedi 05 juin 2010. Il n’y a pas d’eau dans le Lac ?

 

 

25°C+

25 concurrents

25 bateaux

0,25 nœuds

et

25 lignes…

 

 

Pas beaucoup de candidats se sont présentés ces dernières semaines pour écrire un petit mot. Peut-être n’y a-t-il pas eu de régates, pas de vent, pas de concurrents, pas de bateaux, voire même pas d’eau ?

C’est cela, probablement le manque d’eau … dans les stylos !

 

Samedi 5 juin, 25 laséristes se présentent sur le plan d’…eau, sous un vent plus que léger, de différentes directions et de force variée mais toujours faible, quoique avec une légère dominante dans le sud-est.

Bronzette et trempette pour les abonnés.

Nicolas Jolas aux commandes de l’animation de cette après-midi placera et lancera stoïquement 4 manches, toutes courues.

Aujourd’hui, festival Hervé Borde et Bertrand Daniels : moi premier, toi second, puis toi premier, moi troisième, puis moi second et toi premier,….

Ils n’ont pas laissé beaucoup de miettes pour les autres, on peut noter cependant une place de 2ème pour JP. Sartoris dans la quatrième et une place de 3ème pour Benoit Nérot dans la première. Le reste des résultats est comme d’habitude sur le site.

 

 

Surprise, surprise, Saint Quentin essaime dans le monde, comme en témoigne Thierry Frémont, notre envoyé spécial à New York.

 

Voici son témoignage de l’animation qui règne à Central Park le samedi après-midi : ‘’près de 30 lasers se retrouvent sur le Big Pond autour de 3 bouées et d’une animation ludique. Ils l’appellent ‘’The French Régate…’’

 

Après la fête de la musique, la fête des voisins, la fête du nautisme, la fête des mères, la fête des pères, la fête de la brebis, la fête du travail, … et j’en passe, voici venir la fête des Lasers ?

 

Envoyez vos photos et expériences à animation.cvsq@aliceadsl.fr

 

Samedi prochain, Championnat de Flotte N°5.

Mangez du Banania, prenez vos certificats médicaux, vos licences et vos chéquiers, pour ceux qui seraient encore en indélicatesse administrative et rendez-vous sur l’eau à 2:00 pm pour un départ sous les ordres de Sir Jeremy Morgan. 

Bruno Guérin

____________________________________________________________________________________


Samedi  08 mai 2010….

.

 

Quand les Chats ne sont pas là …

les Souris dansent !!

              

 

C’est la fête, les gros matous sont absents aujourd‘hui, exit les Laurent, Thierry, Jérémy et autres cadors qui trustent les premières places et relèguent dans les tréfonds du classement les autres.

Enfin de l’air et de la place pour briller, gratter des places, et figurer aux avant-postes.

 

Malgré toute sa bonne volonté et persévérance, François Fischer, aux commandes du Comité de Course cet après-midi, n’est pas arrivé à dompter le vent, à le placer de manière régulière et irréfutable dans l’axe attendu et largement espéré par tous.

Le résultat : quatre manches cafouilleuses sur toutes les lignes. Du vent, pas de vent, de droite, de gauche, d’en haut, d’en bas, d’est, d’ouest, du nord et du sud, bref une vraie galère !
 

La palme revient à ceux qui ont une bonne vue pour trouver les risées qui vous démarquent de ceux qui sont englués dans les trous d’air. A ce jeu, Bertrand Daniels et Xavier de Cuverville nous offrent un festival : premier, second, second, premier…

 

Le reste de la troupe ahanera, soufflera et souffrira dans toutes les manches.  A noter quand même quelques places glanées par Sébastien Frapier, Jonathan Freze, Jean-Pierre Sartoris ou Hervé Goavec.

 

Allez, vite à la semaine prochaine.

Le chroniqueur étant absent pour les 2 prochaines semaines, il est fait appel à toutes les bonnes âmes pour raconter les aventures du samedi. Que vous soyez sur le Comité, sur votre Laser, à terre ou chez vous, peu importe, il suffit d’observer, d’écouter, d’entendre, et de laisser filer les doigts sur le clavier. La matière est là et ne demande qu’à être formatée.

 

Allez, vite lancez-vous, lâchez-vous ! Un petit mot et adressez votre chronique par mail à  animation.cvsq@aliceadsl.fr

 

Bonne semaine à tous.

 

Bruno Guérin

_____________________________________________________________________________________

Samedi  1er mai 2010…. Effets de Manches  

 

Défilé du 1er Mai

Près de 50 bateaux régatent à Saint Quentin selon les participants,

34 selon les statistiques officielles du Comité de Course.

 

En ce jour de fête du muguet, nombreux sont les participants à se presser sur le tarmac de St Quentin. Ils se préparent joyeusement pour le défilé qui commencera à 14h15, sous le contrôle précis de nos amis suisses.

 

En effet, s’est Nicolas Loeffler qui anime les manifestations du jour, assisté du capitaine Hervé, son jeune fils.

Les préparatifs battent leur plein, le bateau comité brille de tous ses pavillons, les bouées d’un orange flamboyant sécurisent le parcours, sur un triangle ouest / sud / est, dans un vent modéré d’ouest et un ciel chargé de strato-cumulus gris.

Des conditions idéales pour un défilé réussi.

 

Le jeune Hervé, juché sur la timonerie du Comité, sonne le rappel des troupes qui se présentent en ordre dispersés sur la ligne de départ.

 

Au départ de la 1ère manche, les lasers de tous les pays s’unissent dans une belle envolée, avec en tête du cortège Thierry Eude et le représentant de Sa Majesté. Le gros de la troupe suit à marche forcée le rythme imposé par la tête de la course. Le parcours se déroule sans histoires, à l’exception d’un canoë perdu qui sera écarté mani-militaru par les services de sécurité.

A l’arrivée de cette manche, Thierry Eude s’impose, talonné par Jérémy Morgan et Bertrand Daniels tandis que le reste des manifestants franchit la ligne en ordre dispersé et varié.

 

Après un repositionnement du parcours sur un axe plus sud-ouest, la 2ème manche est lancée. Il fallait partir bâbord au drapeau pour profiter d’un flux étroit le long de la rive sud qui vous amenait d’un seul bord sur la bouée de près. Au deuxième près, le flux favorable se trouvait le long de la rive nord, comme pour le troisième. Tous ceux qui avaient choisi l’option centre en seront pour leurs frais. Jérémy franchi brillamment la ligne en tête. Il est suivi de Thierry Eude et Patrick Massin.

 

La 3ème manche est plus homogène, dans un vent faiblissant. Toutes les options et les routes menaient à l’arrivée. Il fallait suivre Jérémy pour gagner. Bertrand Daniels et Thierry Fournier Foch l’ont bien compris.

 

La 4ème manche se jouera à 27 participants seulement, dans un vent devenu bien mollasson. Ici aussi, les options étaient ouvertes. Une seule condition, ne pas se gêner dans ces faibles airs. Le plus rapide sera Thierry Eude, avec dans son safran Jérémy et Philippe Guesney.

 

Faute de vent, le Comité clôture le défilé et les participants regagnent sagement leur port d’attache. Il est 17h00, cette démonstration manifestation témoigne encore du succès de la série laser à Saint Quentin.

 

En ce jour de fête du muguet, beaucoup de fleurs ont été distribuées le long du parcours. Point de hurlements, point de cris de sauvages au virage des bouées,… Nos laséristes auraient-ils atteint la Sagesse ?

 

Enfin à tous ceux déçus de ne pas être sur le podium, méditez et appliquez cette phrase de T. Edison : « Le meilleur moyen de réussir, c’est toujours d’essayer encore une fois »

 

Petite Annonce

 

 

 

L’Animation recherche un (une)

 

Chroniqueur (euse)

 

Pour ses chronique(s) hebdomadaire(s)

 

§  Pas de rémunération, pas d’avantages particuliers, pas de déplacement à prévoir, ouvert à toutes et tous et toutes les capacités

§  Styles variés et divers acceptés et recherchés

§  Conditions : être en bonne santé, avoir les yeux et les oreilles ouvertes

§  Satisfaction personnelle garantie

 

Adresser votre chronique à animation.cvsq@aliceadsl.fr

 

 

 

De la perception immatérielle et aérienne des choses à la réalité solide des faits incontestables, mesurés et enregistrés… ou petit cours de statistique appliqué à la loi des séries.

 

Vous l’avez entendu maintes fois : ‘’on n’a jamais été aussi nombreux’’, ‘’il n’a jamais fait aussi froid, aussi chaud, autant plu, jamais eu autant de régatier’’, etc…..

Face à la réalité inéluctable et la vérité des faits, la perception vole en éclat. La froideur des chiffres montre clairement la capacité d’occultation et d’aveuglement de l’homme.

 

Voici les preuves irréfutables :

§  Saison 2009, les 5 premières manches libres totalisent 23 courses avec une moyenne de 20,00 participants.

§  Saison 2010, les 5 premières manches libres totalisent également et exactement 23 courses pour une moyenne toute aussi exacte de…20,00 participants.

 

Une moyenne de 20 chaque samedi, beaucoup de clubs aimeraient en dire autant !

 

Merci de votre fidélité et à samedi prochain pour de nouvelles aventures qui seront animées par Thierry Eude. Vous pouvez compter sur lui pour garder un œil vif, acéré et impartial sur le déroulement des manches.

 

Très bonne semaine à tous.

Bruno Guérin

_____________________________________________________________________________________


Samedi  24 avril 2010 – Manches Surprises

 

Cadeau Bonux : Vent Surprise !

Les Papys font de la résistance.
 

 

En ce week-end de vacances de Pâques, pas moins de 19 bateaux sur l’eau. La température est agréable, le soleil au zénith, le vent de force 2 est orienté plein est. Cela va être du gâteau.

 

Une fois le parcours bien mouillé, la 1ère manche est lancée. Dès le départ, Stanislas van Wassenhove prend la tête, et la gardera jusqu’au bout. Petite surprise, l’arrivée se fait au largue. Cela arrive, pas de quoi se prendre la tête. Michel Christ déboule en second avec Thierry Fournier-Foch dans son sillage. A noter la belle performance de Benoit Nérot, qui passe la bouée de près en dernier et avec quelques difficultés, et qui terminera 11ème. Belle remontée.

 

Pour la deuxième manche, le parcours est remouillé plein sud cette fois. Le lancement se fait sous pavillon N directement pour simplifier mon travail, étant tout à la fois comité, mouilleur, viseur, trompette et en charge de la pavillonnerie. C’est Michel Christ qui choisit le bon départ et mène la course en tête. Il termine premier au largue, le vent ayant viré au sud-ouest maintenant, très loin devant tous ses camarades.  Bertrand Daniels le talonne et arrive en second suivi de Marc Besson, très en forme sur cette manche. A noter deux disqualifications résultantes d’un franchissement de la ligne de départ dans la minute. Le pavillon N ne pardonne pas.

 

La troisième manche est lancée sous pavillon N, 17 disqualifiés, 2 bons départs…. Devant cette situation inédite, la course est annulée ! Le pavillon noir n’est plus ce qu’il était, l’autorité est bafouée joyeusement.

 

La troisième manche bis nécessite de nouveau une modification de parcours, le vent est passé plein ouest. Mais cela ne dure que le temps d’une bouffée et il se positionne au nord puis à l’est, de quoi y perdre son latin. On attend un peu, et enfin le vent se remet au sud quand la procédure est lancée. Chaud, chaud le comité !

Et là surprise, un premier bord au près, c’est normal, puis on enchaine un deuxième bord au ... près, puis un troisième bord toujours au près. La poisse !

La dernière remontée se fait dans tous les vents et dans tous les sens. A chacun son vent.

Bertrand Daniels trouve la bonne option et vogue vers l’arrivée presque seul. Il est suivi de Michel Christ et Stanislas, en grande forme aujourd’hui.

 

Il est 16h15, un grand nombre de papys ayant assez donné rentrent au bercail.

 

 

Les plus courageux restent et attendent au pied du comité.

C’est avec seulement 10 vétérans que la quatrième manche est lancée, sans modifier le parcours cette fois-ci, mais sur un parcours tribord. Le pavillon I est allègrement méprisé, un rappel général remet un peu d’ordre et la dernière manche est lancée sous le N du noir. De nouveaux, deux concurrents essaient de tester la solidité du comité et franchissent la ligne avant le coup de trompette. Repérés immédiatement, le comité les note d’un DSQ bien rouge. Le départ se fait sous une belle risée, bien dans l’axe, une remontée au près parfaite jusqu’à la première bouée et là, flop, plus de vent, ou si peu. Certains abandonnent derechef, les autres essaient vaille que vaille de rejoindre l’arrivée sur un parcours réduit, faute de vent. Bertrand Daniels arrive en tête,  suivi de Stanislas (décidément très en forme) et de Jean-Pierre Sartoris.

 

Il est 17h00:00, c’était en direct de Saint Quentin, comme si vous y étiez, le soleil et la mer en plus, les palmiers en moins.

 

Bonne semaine à tous. 

Bruno Guérin

 

Un mot de Philippe Guesney (Président du CVSQ)

 

Chers Amis,

Je me permets de vous rappeler que le CVSQ organise une Régate Inter-Régionale MINIJ les 15 et 16 mai - Grade 4.

Nous attendons environ 25 bateaux venus des 4 coins de la France. La FFV et l 'Association des MINIJ nous fait confiance pour l'organisation de cette épreuve. C'est une première pour nous. Nous ne voulons pas les décevoir et il en va de notre réputation à organiser de belles épreuves.

L'organisation de cette régate rentre dans le cadre du développement de la voile Handisport.

Je compte sur votre mobilisation à tous. Je sais que c'est un week-end chargé en régate mais nous n'avons pas eu le choix de la date. Tout le monde ne part pas en régate, alors venez donner un coup de main.

Ceux qui le souhaiteront pourront essayer un des trois minij après la régate ou entre 2 manches. 

Merci par avance aux bénévoles.

Faites vous connaître et donner votre journée disponible sur ce week end à :

Thierry Crepel, avec copie moi-même, et Didier Choux (responsable de l'organisation)
 

Philippe Guesney

_____________________________________________________________________________________

 

Samedi  17 avril 2010 – Manches libres

 

150 000 touristes bloqués dans les aéroports

          17 000 vols supprimés

                    8 500 places de train supplémentaires

                               452 aéroports fermés

                                         292 km de bouchons ce samedi

                                   et

 

35 laséristes à St Quentin !

 

Merci pour l’éruption M. Eyjafjallajökull1, dans l’impossibilité de se déplacer ou de partir, nos laséristes chevronnés se sont rabattus sur St Quentin.

Nous n’en attendions pas tant en ce beau samedi printanier de début des vacances de Pâques. A peine une petite douzaine car la météo annonçait un week-end chaud et ensoleillé avec un léger vent d’ENE.

 

ENE, voilà d’ailleurs la cause de tous les tracas de ces derniers jours, car s’il avait ONO, OSO ou même ESE, personne n’en aurait parlé.

Avec ENE soufflant à moins de 15 km/h, le nuage Islandais débarque sur nos côtes, réduit à néant les départs et augmente mécaniquement la participation à Saint Quentin.

 

Du coup 35 bateaux viennent se frotter les uns aux autres, au sens propre comme au sens figuré en ce samedi.

Pascal et Romain Malengrez ont pris les commandes du Comité de Course, tandis que Thierry Frémont et une jolie blonde assurent la sécurité et les photos sur l’eau.

 

Une fois le parcours établi et un maximum de bateaux regroupés autour du comité, ce dernier déclenche chrono et pavillonnerie pour une première manche, courue à 27.  Autant le vent est assez stable sur la ligne de départ, autant plus on s’approche de la bouée, plus il est variable en intensité, aspérité et direction. Il faut un cœur solide pour s’accrocher à son choix de départ tandis que les camarades défilent sous le vent ou au vent, selon l’option choisie, cela donnera aussi quelques belles empoignades musclées autour des bouées. Laurent Hay passe l’arrivée (en premier of course) alors que les derniers entament à peine leur descente vent arrière. Vexant… pour les derniers bien sûr. Il est suivi de Xavier de Cuverville, qui réalise une très belle manche, avec dans son sillage Bertrand le Rossignol.

 

La deuxième manche se joue à 31, sous pavillon N, après un rappel général, avec un départ plutôt à la bouée, là où se trouvent les adonnantes. Ceux qui sont partis au comité en seront pour leurs frais. L’ascenseur était à gauche pour cette manche qui comptera aussi de nombreux cris, accrochages et vaines réclamations. Thierry Eude franchit en tête la ligne d’arrivée, marqué de près par Laurent Hay et Bertrand le Rossignol.

 

Au troisième parcours nous avons 34 concurrents et il fallait partir au comité, bien longer la cote sud, avant de virer et remonter droit sur la bouée. A la suite, en restant en terre on bénéficiait d’une coulée d’air qui vous déposait juste à la bouée de largue, un grand coup de gueule pour s’assurer le passage et il ne restait plus qu’à descendre sur la bouée n°3 plein vent arrière. C’est encore Laurent Hay qui monte sur le podium, il a scotché tout le monde au départ avec sa méthode clic-clac musclée. Quand il y a du vent, il avance, quand il n’y a plus de vent, il avance encore. Il y a de la sorcellerie dans son art en plus d’une excellente maîtrise de la mécanique des fluides. En n°2, Bertrand le Rossignol suivi de Timothée Frémont.

 

Pour la dernière manche qui sera de 32, il fallait partir lancé et au milieu de la ligne. Une fois passé la foule, le plan d’eau est à vous, et en restant sur la droite on bénéficie de bonnes bouffées venant de l’est. Comme les autres manches, moult vociférations et explications aigres douces au passage des bouées se font entendre. Laurent Hay souffle la première place à Michel Christ talonné par Benoit Nérot.

 

Quatre manches pliées en 2 heures et demi. Retour au port et poursuite des explications…

 

A propos d’explications, savez-vous qu’à trop forcer sur les cordes vocales, il y a des risques sérieux de maladie grave.

L’Animation s’est renseignée auprès du corps médical qui confirme que :

1.    le cri guttural ou glapissement frénétique peut provoquer des lésions graves. Consultez votre médecin ou un ORL.

2.    Des dommages collatéraux peuvent atteindre vos voisins immédiats, ils peuvent souffrir de surdité temporaire et incapacitante, voire entrainer des comportements anormaux du type surenchère, écho ou répétition…

 

En effet, on observe 3 stades :

1)    les muscles de la mâchoire peuvent présenter des traces d’usures prématurées, des grincements peuvent se faire entendre et dans certains cas, heureusement rares, elle peut rester bloquée en position ouverte.

2)    la langue se gonfle pour faire obstacle en une ultime tentative pour endiguer le flot des mots qui remonte du plus profond de la gorge. Il peut y avoir à ce stade des risques de somnolence voire d’étouffement. Peu recommandé pour les conducteurs de bateaux

3)    A très haute dose ou de manière trop répétitive dans un laps de temps très court, on peut observer un arrêt total des fonctions cardio-vasculaires.

 

L’Animation ne disposant pas de défibrillateur à bord du Comité de Course, l’Animation recommande – principe de précaution oblige – la plus extrême prudence à tous ses coureurs à l’approche des bouées.

En effet, des tests cliniques effectués sur une population homogène, qui se regroupe régulièrement dans le sud de Paris et sur plusieurs années, montre que les symptômes se déclenchent en général dans les 4 ou 5 dernières longueurs de ladite bouée, pour disparaître ensuite une fois le passage de la bouée digéré. Quelques observations ont montré des signes de continuité ou persévérance, mais sont limités à quelques cas bien isolés.

 

Couvrez-vous, Bonne semaine à tous.

Bruno Guérin

 

(1) signifie en français « glacier des montagnes des îles »

______________________________________________________________________________________

Samedi  10 avril 2010 – Championnat de Flotte n° 3

 

ou

‘’Pas Triste à Saint Quentin’’

 

51 déclarés, 55+ sur le plan d’eau, tous coureurs, pas tous classés, quel pastaga ! De mémoire de Saint-Quentinois, on n’avait jamais atteint ce chiffre lors d’un championnat de flotte.

 

Et patatras, la revue administrative postérieure à la course et individualisée de chacun des coureurs et après analyse précise des situations par le bureau, il est apparu que pas moins de 10 coureurs ne disposaient pas de titres de séjour valables ou visa médical à jour.

Du coup, pas de détails, reconduite automatique à la frontière des classements. Expulsés des résultats illico presto.

 

Un homme averti en vaut deux. Vous pouvez encore régulariser votre situation pour les prochains championnats de flotte, mais il n’y aura pas de régularisation massive rétroactive des sans-papiers.

 

Imaginez le bruit des 51 lasers à la bouée au vent, pour le premier virement de bord ! Hurlements, cris, vociférations, glapissements et consorts à faire rougir la bouée. Je ne vous parle même pas des autres bouées, il y avait une telle cacophonie que l’on ne s’entendait plus.

Certains sont même allés jusqu’à attraper leur concurrent sous le vent au lasso, avec leur écoute pour leur faire goûter la température de l’eau.

C’est pas triste à Saint Quentin à cinquante et un, mais on s’est bien marré quand même.

 

Retour arrière sur cette journée à marquer d’une pierre blanche.

 

Le comité de course est patronné par  Philippe Claude, secondé par Jonathan Freze et Jena-Claude Chaillou, auxquels se joindront Nicolai (le jeune) et Charlie (le chien). Ils ne seront pas trop de 5 pour contrôler les départs et arrivées.

Le vent est bien dans l’axe, mais pas le bon compte tenu de l’importance de la flotte. Etabli plein nord, il déboule à 10/12 nœuds, assez bien établi, sous un soleil radieux.

 

Le comité peine un peu à trouver ses marques dans cette partie un peu étroite du lac, positionne les bouées et entame la procédure. En route pour 4 manches et stylo-elbow garanti pour nos pointeurs de l’arrivée : 4 manches x 55 coureurs x 6 chiffres + 10% de ratures minimum, cela vous donne la bagatelle de 1 452 chiffres à positionner dans les bonnes cases. A ce train là, nous aurons du mal à trouver des candidats.

Vous rajoutez les vérifications après les courses, le recopiage sur les feuilles d’inscription, la vérification de chacun, les déclassements et reclassements à chaque découverte d’un sans papiers puis enfin la saisie dans FREG, le logiciel de résultats de la FFV, c’est au bas mot deux journées pleines passées aux écritures. Nous recrutons des aides comptables, merci de se rapprocher d’Hervé et de Benoit.

 

Les 4 courses sont survolées avec panache par Emile Martinie (2,2,2), avec dans sa fumée Bertrand Le Rossignol (1,1,8) et à peine plus loin Hervé Goavec (3,9,1). Ils n’ont pas été inquiétés malgré quelques attaques réussies et de Hervé, Gildas, Thierry et François sur le podium. A noter aussi une belle 3ème place pour Romain Malengrez dans la dernière course. Messieurs, gardez un œil sur la jeune garde, elle ne demande qu’à nous tailler des croupières.

Le reste de la troupe vient après dans un désordre apparent qui reflète néanmoins le classement de cette journée.

 

Je reviens sur les deux mamelles inséparables du lasériste, à savoir ‘’Hurlement’’ et ‘’Indiscipline’’, car cela mériterait une étude anthropomorphologique1 sociétale de l’homo Laserus.

Quelques éléments et phénomènes peuvent êtres d’ores et déjà versés à la science, à la suite de l’observation des individus mâles composant un groupe appelé ‘’flotte’’.

            A l’approche de la bouée qui se dresse tel un symbole pharique2 au milieu de l’eau, nous observons que les muscles se contractent, les cheveux se dressent – au moins pour ceux qui en ont encore – les dents s’allongent jusqu’à griffer le plan d’eau, les mains tournoient dans tous les sens, les pieds se palment, le souffle devient court, la voix rauque et gutturale,…et enfin, du tréfonds de la gorge jaillit le cri du mâle prêt à affronter la mère bataille de son destin : 2LO ! 2LO ! 2LO ! 2 LO ! 2LO ! 2LO !

L’homme est un loup pour l’homme, car sitôt passé la bouée, les déformations des corps et des organes observées quelques instants auparavant disparaissent, le lasériste redevient doux comme un agneau, jusqu’à la prochaine porte.

Mystère de la transformation et transmutations des corps. Docteur Laserill et Mister Standardhyde sont parmi nous.

 

Cela paye t’il vraiment ?

Comme le disait Confiscus :  Une petite impatience à la bouée ruine un grand projet.»

 

Cette libération des énergies, ces fusions thermonucléaires aussi brusques que soudaines sont cependant salvatrices. Elles libèrent les esprits de tout le stress accumulé durant la semaine. 51 devrait être déclaré Etablissement d’Utilité Publique.

 

Enfin, après 4 belles courses, nous avons eu droit au baptême du nouveau bateau de Philippe Bercy avec force bouteilles de Prosecco. Opération marketing réussie car un sentiment de culpabilité évidente vous envahira au passage prochain d’une bouée, lorsque vous foncerez sur Philippe (« non ! pas lui ! le gars sympa qui baptise son bateau tout neuf, le seul avec une bande noire ! »). Très bien joué Philippe, adroite manœuvre pour préserver ton laser des attaques perfides et sournoises de ses congénères.

C’était aussi très sympa et nous avons tous apprécié.

D’ailleurs, avis aux amateurs, l’Animation a décidé de publier la liste officielle des heureux propriétaires de nouveaux bateaux sur les trois dernières années, au-delà il y a prescription.

Michel tiendra le calendrier d’arrosage avec le calendrier de l’animation. Avec un peu de chance, on devrait pouvoir tenir 3 saisons.

 

Bonne méditation et bonne semaine à tous.

 ___

 

Dimanche 11 avril 2010 – Régate de Ligue D5 (470 et Fireball)

 

Les absents ont toujours tort, car Saint-Quentin sait recevoir.

Vous n’étiez pas là, dommage pour vous, car il y avait du spectacle : 20 Fireball et 470 sur un trapèze puis un triangle olympique, dans un nordet bien établi à 3 – 4 Beaufort, spi et trapèze de rigueur, culbutes et pêche sous-marine, soleil et nuages, du petit lait pour voileux !

 

Merci aux laséristes venus supporter nos camarades des doubles : Bruno Belaich, Nicolas Jolas Oliver et Catherine Frémont, votre serviteur, et Laurent Hay venu donner un coup de main.

 

Sylvie Braban, la Présidente du Comité de Course, nous a adressé un gentil mot :

« A l'occasion de ce premier arbitrage au CVSQ, j'ai découvert une équipe de bénévoles motivés et sympathiques. Nous avons passé un dimanche convivial et tonique. Bravo encore à tous et à une prochaine fois »

 

Tout comme Pierre Denis, le capitaine de flotte des D5 :

« Un grand merci au comité, au jury, et à tous les bénévoles qui ont été présents pour nous organiser une belle régate dans d'excellentes conditions.  Sportivement. »

 

A visionner les 440 photos prises par Yves Andreys ce jour là.

 

Elles sont sur le site du CVSQ et certaines séries sont superbes dans les suites instantanées de mouvements.

 

Bruno Guérin

 

(1) l’ anthropomorphologie est un nom féminin composé de :

* anthropo : du grec anthrôpos,  homme (dans le sens "être humain") ;

* morpho : du grec morphê,, forme ;

* logo, logie : du grec logos  science, discours, raison..

 C'est une spécialité de l'anthropologie qui étudie plus particulièrement les formes du corps humain et de ses organes

(2) pharique, de phare, qui vient du grec Pharos, nom de l'île où se trouvait le phare d'Alexandrie et qui donc guide le marin à bon port… je suis sur que vous pensiez à autre chose !

_____________________________________________________________________________________

 

Samedi  03 avril 2010. Manches courtes et libres

 

« Tempête et Trempette » 

Place aux Jeunes !

 

Ce samedi, ce sont nos plus jeunes concurrents qui prennent les manettes du comité de course. Les 2 C, Romain C et Martin de C lancent 6 manches aux 16 concurrents du jour.

 

Seulement 16 en effet. Nous avions été habitués à mieux jusqu’à présent et aucune limitation du nombre de participants n’était en vigueur. La météo avait été commandée spécialement pour ce week-end de Pâques : de la pluie, du froid et du vent sur tout le territoire. Pas de quoi passer des heures dans les bouchons, ni sur les plages normandes.

 

Bref, une météo d’enfer attend les concurrents : à midi, déjà il pleuvait et ventait. A 14h, le vent était toujours sud, soufflant à 12-15 nœuds avec des pointes à décoiffer du breton, le tout très irrégulier en direction ou en force ou les deux en même temps et sous une couverture nuageuse basse, épaisse, sombre et peu engageante.  Bref, des conditions top pour quelques manches entre bons amis.

 

A propos de manche et pour clarifier un malentendu, nos jeunes ont appris des aînés et retenus les leçons : on ne se lance pas dans une course sans un tour d’échauffement, sinon, gare à la casse. Rien de surprenant donc à ce que la 1ère manche lancée et courue n’ait pas été relevée.

 

Une fois chaud (et mouillés pour certains, voire la plupart), ce sont 5 manches qui se sont enchainées dans un bel élan, avec des résultats bien distribués parmi les concurrents si l’on exclu Bertrand le R. qui a trusté les premières places sur les 4 premières manches, suivi  d’un résultat en complet déphasage (ou dessalage) avec les précédentes manches.

On a retrouvé sur le podium aujourd’hui ceux que l’on ne voyait plus depuis un moment: François de C., Xavier de C, Michel D., Jérome D. ou Stanislas V.,. Comme quoi, un peu de temps soupe au lait et à la baston remet les idées et les classements en place.

A noter également le beau doublé de la famille M.

Pascal, le père signe une troisième place dans la 3ème, alors Romain, le fils signe aussi la même place, mais dans la 5ème course.

Attention également à ceux qui montent, comme par exemple Ian V. qui vient talonner les meilleurs en se plaçant deux fois 6ème et une fois 5ème.

 

Au bout d’un moment et après moult baignades involontaires, forcées, mouvementées et surtout non désirées, les vaillants navigateurs ont déposé les voiles et ont couru se réchauffer dans leurs foyers.

 

 

C’était …..

             votre conteur préféré, en différé de St Quentin, bien au sec et chaud autour d’un calva.

 

 

 

 

Bonne semaine à tous.

 

Bruno Guérin

 

Réponse de notre jeux concours de la dernière chronique, que je rappelle ici : ‘’Martin et Romain sont dans un bateau, Martin tombe à l’eau, qui reste t’il ?……’’

 

Réponse : Martin n’est pas tombé à l’eau, mais tous les concurrents y sont passés !

_____________________________________________________________________________________

 

Samedi  27 mars 2010 – Championnat de Flotte n° 2''

 

L’introduction

 

Petit précis de communication à l’attention des malentendants, qui fort heureusement ont fortement diminués depuis l’année dernière.

 

Règle de base de toute communication :

 

1)    Dire ce que l’on va dire,

2)    Le dire,

3)    Dire qu’on l’a dit,

 

Rendons à César ce qui est à César, le Président l’a annoncé maintes fois, il l’a appliqué fermement et il a répété qu’il l’avait fait.

 

και τηγάνι (1) aurait pu dire Secondus le Silencieux.

 

 

La règle

 

Simple, nette, clair, sans équivoque, facile à retenir :

 

...  

PPR =  PC

Papiers Pas en Règle = Pas Classé

PV = PV

Pas de Visa = Pas de Voyage

 

Interviewé, le Président à tenu à préciser : « Nous avons été tolérant au CF1 et j'en ai pris la responsabilité. Tout le monde était prévenu pour le CF2. Pas de certificat = inscription à la régate non valide = non identifié comme coureur. Lors de l'inscription j'ai bien dit à tous ceux qui n'avaient  pas de certificat valide de moins d'un an qu'ils ne seraient pas classés. »

 

Prévention, répression, le couple gagnant afin de gagner en sécurité et sérénité sur notre plan d’eau.

La maréchaussée traque les contrevenants. Ainsi elle a pris dans ses filets quatre individus de type masculin, qui ont couru sans avoir leurs papiers en règle (licence et/ou certificat médical et/ou adhésion au CVSQ). Je tairai les noms, ils se reconnaîtront et corrigerons bien sûr pour le prochain championnat de flotte.

 

La course

 

Cela part très fort : 41 bateaux sur l’eau, dont 39 lasers, un comité de course et une sécu.

Une température de 10°C, un WNW 2 à 4, de lourds passages nuageux entrecoupés de rayons de soleils, 3 gouttes de pluie (à moins que ce soit autre chose ?), bref des conditions idéales pour les marins aguerris qui se disputent ce deuxième tour des Laserégionales 2010, dont vous trouverez tous les résultats à la fin de cette chronique.

 

Philippe Guesney, Président du club, préside le comité de course assisté de ses deux assesseurs : Bertrand Daniels et François de Cabarrus. Du sérieux et du solide pour dompter ces 39 concurrents.

 

D’ailleurs, sur les 39 lasers, seuls 34 sont classés compte tenu de l’application de la règle ci-dessus.

 

1ère manche, à 14h14, presque tous les bateaux sont alignés et profitent allègrement de la belle ligne de départ, entre le bateau comité - rééquipé d’un moteur et d’une commande des gaz récents - et du beau pavillon bleu flambant neuf symbolisant la marque de départ à bâbord.  Pour cette manche, il fallait passer sur le bord tribord le long du hangar pour grappiller quelques places. En premier, et ce n’est plus une surprise, Laurent H coupe la ligne talonné par Patrick M. et Xavier de C.

Etonnant Laurent ! En mettant mon bateau à l’eau, je le vois derrière moi en train commencer à gréer son bateau tout en mettant sa combinaison. Super, il partira derrière ou dans tous les cas en retard. Mais c’est sans compter sur sa hargne et capacité à survoler la manche et les autres ! Bravo, chapeau bas.

 

2ème manche avec un rappel général bien mérité et donc une nouvelle procédure sous pavillon N. Prudence, prudence.

Au coup de trompe, ils s’éparpillent comme une nuée de moineaux surpris à picorer. Ca vole dans tous les sens, en avant, sur les côtés, en arrière. Le vent monte, l’eau frisote, les corps se tendent et souffrent, les articulations craquent, les visages se ferment, les bouches se tordent, il faut tenir, profiter des risées pour avancer, dépasser, surclasser les adversaires immédiats.

Parfois, on ne maîtrise plus rien. J’en veux pour preuve, notre grand ami Hervé Borde, qui bâbord amure, volant et surfant sur les crêtes après un départ laborieux, ne découvre qu’au dernier moment un bateau tribord et, désespéré tente toutes les manœuvres pour casser sa vitesse, freiner un tant soit peu pour éviter de couper net le laser 185196 et laisser Thierry sur la coque arrière et Frémont sur la proue.

Devant cette étrave hurlante et bondissante, Thierry crie au dernier moment dans un ultime sursaut «Hervé Choque», et le miracle s’accomplit, dans un vacarme assourdissant, tel un train fumant et sifflant, la coque d’Hervé se cabre, et frôle de quelques millimètres le tableau arrière de Thierry, puis part en dérapage, fait un tête à queue monumental, trois tonneaux et se repositionne dans son axe. Plus de peur que de mal. Si Hervé avait équipé son bateau d’un système ‘’ESP anti-évitement embarqué’’ il n’aurait pas eu de sueurs froides (2).

Enfin, se présentent en douceur au comité d’arrivée pour le classement : Emile M., Laurent H et Jeremy M.

Les autres derrière, bien entendu, mais vous auriez deviné.

 

3ème départ, normal, sous l’œil vigilant et exercé du jury. RAS, départ nickel. Course ok. Arrivée normale, c'est-à-dire, Laurent devant, suivi d’Hervé B. et Emile M.

 

4ème départ, la moitié de la flotte sous la ligne, l’autre moitié au dessus. Honni sois qui mal y flotte, on écope d’un nouveau départ sous pavillon N, pour la deuxième fois de la journée. Il faut dire que cela ne rigole sur le Comité, la régate est classée en grade 5C, c’est du sérieux et du lourd, et nous sommes tous des amateurs éclairés et avertis.

A bon entendeur, top pour les 5 minutes.

Certains n’ont pas écoutés et deux concurrents ramassent un BFD discriminant et disqualificatoire (Black Flag Departure). Le reste de la flotte apprécie (c’est bon pour le classement.  

Seriez-vous étonné si je vous disais que Laurent passe la ligne en premier ? C’est le bien le cas, suivi de Jérémy M. et Thierry E.

 

5ème manche autour des résultats. Echange des impressions, commentaires, annonces, moi je, toi tu, il est, nous, ils… tout y passe et repasse, l’eau et le froid en moins.

 

A 18h00, annonce des résultats :

1er  Laurent H,
2ème  Emile M.

3ème  Jeremy M.

 

A 18h15, repus et rassasiés d’air pur (et de bière), nos vaillants laséristes reprennent le chemin de leurs home respectifs, les oreilles bruissant des vagues et rafales de vents, la tête pleine d’images d’une après-midi bien remplie.

 

La tragédie du Président

 

Le Président aux commandes du Comité de Course, c’est l’assurance de :

 

      Un vent dans le bon axe du bassin, en l’occurrence hier WNW,

      Une force oscillant entre 2 et 4, sans rafales déstabilisantes ni calmes infranchissables,

      Des départs tirés au cordeau, sur une ligne suffisamment longue pour être courte et pas trop courte pour éviter les embouteillages et autres embrouillaminis traditionnels des lignes dites du modèle entonnoir,

      Un respect précis et concis de la procédure de départ :

§  Décompte exact des minutes accompagnés des signaux visuels et sonores ad-hoc (trompe longue, trompe courte, sifflet haut, sifflet bas, chapeau bas le Comité !),

§  Notation des en-avant et suivi au millimètre près des navigants de l’extrême, gare d’ailleurs à celui qui pointe le bout de son étrave au-delà de la ligne du départ,

      Un arbitrage partial et sans fioritures. Tu touches la bouée et tu ne répares pas, 1 point en moins. Tu refuses un tribord sans tourner et sans t’excuser : 2 points en moins, avec des excuses plates : 1 point seulement.  On découvre son décompte lors de l’établissement des classements, lorsque tout le monde est bien installé, au sec et au chaud, une bière à la main, un cake dans l’autre. Et alors là, on s’étouffe carrément : « mais je l’ai pas touché ta bouée, c’est machin qui m’a poussé, et d’ailleurs bidule a touché aussi, je l’ai bien vu et tu n’as rien dit, ce n’est pas juste, c’est trop injuste… » seuls ceux qui n’ont pas la conscience tranquille plongent au fond de leur bouteille chercher un semblant de réconfort.

 

En conclusion, les 39 concurrents ont largement apprécié et aimé ce 2ème championnat de flotte et à l’issue d’un vote naturel au moment de la proclamation des résultats, notre cher Président a été élu à l’unanimité des 100% des sondés qui ont répondu ‘’oui’’ à la question posée.

Il est élu pour être le nouveau comité de course permanent des prochains championnats.

 

C’est l’assurance de…. revenir et voir au début du paragraphe.

 

Merci Philippe.

                                  Michel tu peux revoir la liste des animateurs (LOL)(3).

 

Les Laserégionales 2010, tous les résultats

 

Comme promis, au soir du 2ème tour des Laserégionales 2010, voici tous les résultats et toutes les statistiques.

 

Deux commentaires généraux avant d’entrée dans le détail :

1.    Participation en baisse par rapport à 2009, même si elle s’est redressée au 2ème tour du Championnat de Flotte,

2.    Poussée du centre et diminution sensible de la classe dominante.

 

La Participation

 

Très faible au 1er tour : 26% des inscrits sur les listes des licenciés FFV à jour de leurs certificats médicaux, contre près de 37% en 2009.

 

Elle remonte sensiblement au 2ème tour à près de 33%, mais reste encore en deçà du niveau de 2009, soit 36%.

 

Bien sûr, l’hiver a été long et rude, bien plus qu’au cours de ces dernières 10 années, on peut lire aussi une certaine désaffection due aux effets de la crise qui a perduré tout au long de l’année dernière.

Enfin, un certain désamour pour la classe Lasérique pourrait être envisagé.

Le message est clair, cette faible participation doit faire réagir au plus vite nos dirigeants, ils doivent envisager des actions significatives pour regagner les cœurs de leurs navigateurs.

 

La représentation résultante

 

La typologie des résultats des Championnats de Flotte, ici exprimée en nombre de points fait ressortir une forte diminution de la classe dominante.

Si en 2009, cette dernière représentait 33% des résultats inférieurs à 25 points, en 2010, elle ne représente plus que 25%.

En effet, au championnat de flotte N°2 de 2009, 14 coureurs (40%) avaient obtenus moins de 25 points. Cette année, ils ne sont plus que 9 (26%) à avoir été réélus sur le podium des moins de 25 points.

 

 

Si la classe des plus de 50 points reste stable (35%), elle n’est plus majoritaire comme en 2009. C’est la classe centrale, celle des 26 à 50 points qui augmente très fortement, passant de 31% à 38%.

Ce sont donc les représentants de cette classe qui remportent ces Laserégionales 2010.

 

Deux explications contradictoires à ce phénomène inattendu :

A)   Certains coureurs qui étaient encore au top de leur forme en 2009 ne sont plus en forme en 2010, ou sont boudés par les résultats,

B)   Les coureurs du centre sont aspirés vers le haut et grappillent des places de classement grâce à l’amélioration de leur technique et la qualité de leur niveau.

 

Il sera donc intéressant de suivre les résultats des promesses faites cette année et d’en tirer les conclusions qui s’en imposent. Des réactions sont bien entendues fortement attendues par l’ensemble des navigateurs.

 

Autre statistique à suivre également – mais avec une prudence certaine - c’est la corrélation entre le numéro de voile moyen de chaque classe et l’évolution de ces mêmes classes :

 

Si la classe dominante (moins de 25 points) a lourdement investi dans du matériel neuf comme l’indique l’évolution du numéro de voile moyen entre 2009 et 2010, gagnant ainsi plus de 22 000 places, le résultat n’a pas été à la hauteur des investissements, loin s’en faut.

 

Les plus de 50 points ont également investis, rajeunissant l’âge moyen de leurs équipements, sans résultats probants là aussi.

Seule, la classe centrale démontre de manière éclatante que le matériel et les investissements ne font pas toute la différence, mais que c’est grâce à du matériel éprouvé et solide et la mise de l’humain est au cœur de leurs préoccupations, que leurs résultats s’inscrivent en forte progression.

 

Moralité, c’est dans les vieilles pipes que l’on fait les meilleures soupes, ou dans les vieilles soupières que l’on fait les meilleures pipes.

 

Bonjour la langue de bois. Toute ressemblance avec des personnages et/ou des situations existantes, ayant existé, réelles, à créer ou à supprimer, est, sera et restera tout à fait fortuite. Seule l’actualité générale et plus particulièrement celle des navigations du samedi après-midi active les neurones et génère cette chronique.

Ne tirez pas sur le chroniqueur, seul responsable de ses actes.

 

Le rappel

 

Vous aimez le laser,

 Vous avez apprécié le trophée Equinoxe sur 2 jours les 20 et 21 mars,

  Vous avez aimé l’organisation,

   Vous avez apprécié les animateurs bénévoles des séries Europe et Doubles,

    Vous êtes marin et solidaire,

     Vous partagez les valeurs de la voile,

      Vous aimez les challenges,

       Vous avez la santé,

        Vous aimez marcher, courir, naviguer, manger, boire 5 fois par jour,

         Vous aimez faire ce que les autres ne font pas,

          Vous aimez donner,

           Vos aimez recevoir,…

            Vous souhaitez donner 1 et gagner 2 (il n’y a pas mieux comme placement

             aujourd’hui !)

 

Alors la régate de ligue Dériveurs Doubles et Europe du dimanche 11 avril

est faite pour vous !

 

30 bateaux attendus (470, Fireball, Europe) !

Du grand spectacle et des couleurs en perspective !

 

On attend des animateurs bénévoles,

Une opération gagnante-gagnante,

2 jours de régates lasers Equinoxe animées par les séries Doubles et Europe contre 1 journée d’animation le 11 avril prochain, c’est un bon deal.

 

Faites-vite, très vite, les places sont limitées.

 

Appelez, écrivez, SMSisez à vos animateurs favoris du samedi qui relaieront, ou plus simplement, envoyez un mot à l’adresse animation.cvsq@aliceadsl.fr.

 

La conclusion

 

Ouf, un peu long, je me suis lâché et m’en excuse, mais quel plaisir de retrouver toute l’équipe des vaillants et valeureux laséristes de Saint-Quentin. Et puis j’étais un peu en retard sur mon planning, pensez-donc, 3 mois sans une chronique !

 

Allez, très bonne semaine à tous.

 

Et rendez-vous samedi prochain, week-end de Pâques, qui nous prévoit une météo tip-top, tous les temps, tous les vents (ou presque) et sera pilotée et animée par nos jeunes Martin et Romain.

 

‘’Martin et Romain sont dans un bateau, Martin tombe à l’eau, qui reste t’il ?……’’

                                La solution samedi prochain.

 

Bruno Guérin

 

(1) du Grec ‘‘Et pan !’’

Secundus le Silencieux est un philosophe athénien du IIème siècle après J.-C., fameux pour le vœu de silence d'où il tire son surnom. Il a laissé peu de trace verbale de sa philosophie, compte tenu de son  vœu.

 

(2) ESP : Electronic Stability Program, en vente chez ééé, , voir conditions en magasin.

 

(3) LOL est l'acronyme en argot Internet et langage SMS de l'expression «Laughing out loud» ou «Laugh out loud» (se traduit par «rire à gorge déployé»). En français, l’équivalent est «MDR» pour «Mort De Rire».

_____________________________________________________________________________________


Samedi 13 mars 2010

 

1er championnat de flotte de laser 2010 : la reprise des canetons après l’ère glaciaire

 

 Nos petits canetons sont de retour sur la mare pour la reprise officielle du championnat intergalactique. Mais cette fois attention, c’est du sérieux, les concurrents sont priés de présenter un authentique certificat de vaccination contre la fièvre du canard sauvage.

Certains ayant pensés qu’ils pourraient passer entre les mailles du filet, sont finalement obligés de se délester de quelques bonnes bouteilles afin d’amadouer le comité.

 

Sur l’eau, aux manettes un trio international composé de 2 petits Bretons et d’un grand Américain: Xavier, Emile et Max. Max étant fin musicien, il opte pour le clairon, je prends les ficelles et Xavier armé d’un sifflet s’en va faire la police sur l’eau.

 

Après quelques hésitations entre le pavillon vert, le rose ou le jaune à petits points verts, nous optons pour un bon vieux parcours bâbord classique et mouillons une ligne plutôt favorable à la bouée afin d’être peinards, et de pouvoir continuer notre belote sur le bateau comité. Toutes nos excuses à Hervé G. qui s’obstine à partir au bateau et met immédiatement le clignotant à droite.

 

Premier départ avec un rappel individuel. Le fougueux Philippe C. n’arrive pas à contrôler sa monture et coupe la ligne en avance. Gildas et Laurent se chamaillent en tête, mais les cartes sont rebattues ensuite et c’est finalement Bertrand qui s’impose. Laurent voulant absolument être bien vu de notre président, lui laisse la politesse sur la ligne. Le pauvre Gildas en tête avec une bonne avance met finalement un genou à terre.

 

Deuxième départ. On nous fait remarquer qu’il n’y pas eu de coup de « bignou » pour le premier rappel individuel, du coup Max, pour se rattraper se met à sonner toutes les minutes.

Et là c’est Jean Paul qui coupe la ligne en avance, sans doute perturbé par tous les « coins-coins » du comité. Laurent ayant décidé qu’il avait été suffisamment sympa à la première en dessalant dans une eau à 2 degrés, ne se laisse pas tondre cette fois et coupe la ligne en tête devant Thierry et Jérôme.

 

Troisième départ. Le vent ayant pris un petit coup à droite, le comité dans sa grande bonté déplace la bouée et l’écarte un peu du bord. Après une magnifique échappée la casaque 62 est finalement rattrapée par l’inévitable casaque 191675 qui devance Bertrand et Thierry à l’arrivée.

 

4ème manche. Bis repetita pour les 2 premiers suivis de Jérôme.

 

Le classement général donne finalement :

  Premier Antillais: Hervé Borde.

  Premier navigant en jeans et baskets : Bertrand Le Parmentier

  Premier sans latte : Romain Malengrez

  Premier sans certificat de vaccination contre la fièvre du canard sauvage, mais ayant offert 2 caisses 
  de vins rouge au comité : Thierry Eude

  Premier des présidents de club: Philippe Guesney
 

Enfin classement des petits canards de tous poils – ou plutôt de toutes plumes :
  1 Laurent,

  2 Bertrand,
  3 Thierry                                                                                                                                

A bientôt sur la mare !

Emile Martinie

________________________________________________________________________________
 

 

 

 

Manches Libres

du samedi 06 mars 2010

 

NOUVEAU DEPART !

 

 

Samedi dernier le 26 février nous étions huit à naviguer sous le soleil, avant la tempête.
Aujourd’hui nous sommes seize à nous retrouver sous le soleil, avec une température de 6°C, un vent NNE 10 à 20 nds et les pluies des derniers jours ont remplies notre plan d’eau. Toutes les conditions sont là pour nous rafraîchir les idées !
 

A 14h, la nouvelle bouée/pavillon est mouillée, le ‘new-matic’ version pavillonnerie est en place et attend les  candidats pour les premières Manches Libres de la saison 2010
 

Un groupe de 7 laseristes, ouvre la ligne. Ils seront 11 à la deuxième manche, 15 à la troisième, 16 aux deux suivantes et 15 à la sixième et dernière manche.

 

Un des intérêts des Manches Libres, c’est bien celui de venir  naviguer à son heure et effectuer le nombre de manches suffisantes à sa détente. Mais attention, ce qui se cache sous un esprit de liberté ne veut pas dire non-respect des règles élémentaires du savoir naviguer en bon marin. La ligne franchie, vous êtes en course et votre manche sera comptabilisée. Ainsi, si vous abandonnez, vous prenez la dernière place (le jeu de la moyenne des places obtenues en prend un coup). Alors, on s’accroche jusqu’au pavillon bleu. Manches Libres, certes, mais aussi s’entraîner et progresser ensemble pour pouvoir bien figurer au 36ème Championnat de Flotte Laser …. 

 

Aujourd’hui, un seul rappel individuel, aucun rappel général, des fautes réparées, seulement quelques cris en prévention de situations délicates, de la concentration et de la bonne humeur.  Bref, un vrai bonheur !

Les plus affûtés ne se sont pas fait attendre et ont montrés qu’ils avaient  révisé tout l’hiver à la meilleure façon de naviguer (dans leur salon, faute d’un plan d’eau navigable). Il y a bien eu quelques maladresses, vite jeté à l’eau avec leur skipper. 

Les anciens étaient là. Les nouveaux de fin de saison dernière sont revenus. Tout semble prêt pour débuter une belle saison.

La convivialité règne sur l’eau et à terre. En effet lorsque toutes les voiles ont été pliées, les cordages lovés, les fagots de mats rangés, Thierry qui nous a proposé une sortie de panier réconfortante (merci à lui). Des boissons fraîches et quelques crêpes aromatisées ont rassemblées les laseristes détendus pour refaire les six manches et …  
 

Dans une semaine, le 13 mars, c’est la première régate du Championnat de flotte,
préparons-nous !
 

Alors, à samedi prochain avec d’autres en plus …

Benoit Nérot
________________________________________________________________________________
 

Samedi  2 janvier 2010
.

Manches libres...sous la couette‏

 

Personne en ce samedi 2 janvier sur le parking de Saint-Quentin.

 

La neige recouvre bateaux, étang, végétation dans un écrin blanc, pas un souffle, même nos bernaches sont terrées quelque part, dans l'attente de jours meilleurs.

Pas de régate aujourd'hui, ni libres, ni départ au lièvre d'ailleurs. Tous nos navigateurs sont soit sous leur couette soit au coin du feu, eux aussi dans l'attente de jours plus favorables.

 

L'Animation est toujours en hibernation pendant encore quelques semaines

 

A bientôt pour de nouvelles aventures et en attendant, très bonne année 2010, du vent, des concurrents, de l'eau et de la bonne humeur.

 

Bien amicalement. 

Bruno Guérin

____________________________________________________________________________________