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‘’Réduction de Crapous, changement de Trouée, modification de la
Grivée, Truie violente sur le parcours, Groleil rare, Brouages noirs
dans le ciel, absence de Grabillon bleu à l’arrivée, pas de flamme
Etrange en haut du mât du Gromité de Brousse, Réclame à Sion à
prévoir, changement de Grasse au Glacement Frimal,…
Et oui, ce Championnat de Flotte numéro 9, comme bœuf, neuf, veuf, teuf, se voulait innovant et il l’a été.
D’abord, en premier lieu, à l’origine, pour commencer : le 1er départ est lancé à 140200 (prononcez quatorze zéro deux zéro zéro), il ressemblait étrangement à celui donné quelques instants auparavant à 130200 (prononcez .treize….).
Voyez par vous-même : . même départ face au sud . vent plein sud de 12 nœuds (20 km/h) . creux formés de 0,2 mètres . houle sous-jacente qui vous secoue les tripes . 19 bateaux au départ . 1 encore sur le slip en attente de mise à l’eau . 5 qui volent le départ (je ne sais plus si c’était à cette manche ou à une autre) . 1 femme (cherchez bien) . 1 anglais . 1 américain . 1 marseillais . 1 comité de course habillé pour le gros temps et les mers du sud Pas beaucoup de différences si ce n’est le nombre de spectateurs sur les berges, digues jetées, pontons et autres tracks : 1 vieil homme, son petit-fils et …son chien. Pas de presse, journalistes, télévisions, et autres accessoires maintenant indispensables pour faire le buzzzz. Juste une bordée de mouettes, une mare de canards (à l’est du plan d’eau) pour rappeler qu’entre les 80 minutes des uns et les 80 jours des autres, la différence n’est qu’une question de point de vue et de positionnement relatif. Tout se passe dans la tête. . Solitaire pour les uns, sans âme qui vive aux alentours immédiats pour époumoner un tribord ou jeter son venin (heureusement de l’eau,…).
Même combat contre les éléments hostiles, bataille vitale pour arrivée en tête et mener le bateau jusqu’au bout sans casse, mode survie de tous les instants, tenir jusqu’au bout, arriver coûte que coûte et quel qu’en soit le coût, franchir enfin cette ligne salvatrice qui nous délivre de tous les efforts endurés, quoique voulus et acceptés. Sauf que…. . Eux se retrouveront ce soir devant un potage lyophilisé, une sorte de soupe à la grimace, devant leur écran de TV avec en tout et pour tout 2 chaînes : la route et la météo, cette dernière pas vraiment présentée par une speakerine ravissante en tenue légère qui vous explique avec son adorable bouche en cœur, que au nord il pleut et il fait froid et au sud, températures douces et soleil…, pendant que dehors les éléments joueront à la bamboula, vend du sud, houle d’ouest, éclairs au nord et pluie glaciale d’est. Ce sera 80 jours pour les plus rapides et beaucoup plus pour les plus lents, mais dans tous les cas, la douleur et la souffrance leur servira de compagnon quotidien. . Tandis que nous, nous nous retrouverons ce soir devant un autre potage, qui je vous l’espère ne sera pas à la grimace, mais charmante et pleine d’attention aux malheurs de notre après-midi. Les pieds au chaud dans des charentaises, bien calé dans notre fauteuil habituel, un verre de rouge profond (pour les natifs et aficionados de St Emilion), pastis (pour les autres), béats devant les 892 chaines mises à disposition par la petite boîte (prononcez box) qui ne font que nous vider le cerveau, dont celle qui nous montre l’avancement et le positionnement des autres ‘’Eux’’, objets du paragraphe précédent.
Il reste enfin, une grande question – rappelée en titre – sur les règles applicables. Devons nous : . suivre aveuglément les règles de courses à la voile, version officielle tamponnée FFV, . ou la version améliorée, revue et corrigée par les Saint-Quentinois pour tenir compte de l’étroitesse du plan d’eau, du faible tirant d’eau, de la nécessité de partage de l’espace avec d’autres espèces – et notamment les bernaches qui vous cacatent partout, . ou celle que chacun se refait dans sa tête en permanence, adapte, modifie, rectifie, et rejette avec la mitraillette précédemment décrite, . ou l’interprétation du comité du jour . ou celle de ma sœur. Bref, y a de la joie pour tout le monde, et cette diversité témoigne de la vivacité de nos esprits, prompts à réécrire l’histoire, le parcours, l’arrivée et le départ. Arme absolue anti-Alzeimer ou réflexe purement Gaulois ?
A première vue, je pencherai pour le côté Gaulois, mais je m’engage peut-être un peu trop rapidement et expressément, car je me base essentiellement sur des observations personnelles qui ne sont pas – encore – corroborées par des sondages (cependant on pourrait dire que la somme des observations personnelles et répétées depuis 10 ans vaudrait largement lesdits sondages).
A première vue, nous sommes prêts pour le changement, à voir notre relecture des règles de course et le fait que nous étions nombreux à vouloir poser une réclamation générale contre l’arbitrage de cette journée (qui n’a pas démérité d’ailleurs, loin s’en faut).
Sauf à la 5ème manche, ou on aurait pu éviter la douche froide et glaciale, le manque de visibilité, et la fameuse réduction de parcours, l’Evènement Déclencheur qui a tout déclenché.
Car entre les partisans : . du changement de parcours et de la réduction de parcours, dûment annoncés par le comité, au passage d’une bouée et qui ont franchi la ligne d’arrivée entre la pointe arrière du petit comité et la bouée bleue surmontée d’un bâton avec un fanion blanc et bleu . du changement de parcours et de la réduction de parcours, dûment annoncés par le comité, au passage d’une bouée et qui ont franchi la ligne d’arrivée entre la pointe arrière du petit comité et la bouée jaune de parcours, . et ceux qui n’ont rien vu, rien entendu, et ont suivi bêtement le troupeau qui caracolait devant . ceux qui ont abandonné, . ceux qui ont remarqué que l’arrivée n’était pas règlementaire, faute de pavillon bleu sur le comité, . ceux qui ont remarqué que le départ n’était pas règlementaire pour deux raisons : o le pavillon de sécurité orange zébré de blanc rappelant l’obligation de porter un équipement de survie n’avait pas été hissé en tête de l’un des mât du bateau comité o la flamme orange qui doit obligatoirement flotter en tête de l’autre mât du bateau comité ne flottait pas, . et ceux qui ont vu le loup, tout un chacun avait une bonne raison de poser une réclamation en annulation, demande de dommages et intérêts, modification de son classement, honneurs et trompettes, défilé, pom-pom girls ou tout simplement une deuxième rasade de bibine.….
Enfin notons qu’il n’y a pas eu de thé chaud pour notre ami anglais (il pourrait réclamer) aux passages des bouées, ni de beaujolais pour les autres et que la pluie s’est présentée, installée et tombée sans avoir été vraiment invitée.
Tout ceci est un peu décousu, je l’avoue, mais on ne maîtrise pas plus la frappe sur son clavier que ses invectives au passage des marques. A chacun son truc, c’est la nature qui revient au galop !
Pour remettre un peu d’ordre dans ce mélimélo, je reprends : - 5 manches (dont une, la dernière, que l’on aurait pu éviter) - Un vent de sud bien établi (sauf à la bouée au vent ?), qui virera vers le SSW au cours de l’après-midi, avec des pointes carrément à l’ouest, - 26 ou 28 solitaires - 3 aux commandes du comité de course (1 au talkie, 1 au pavillon, 1 viseur) - Les 4 saisons jouées en couleurs dans une valse à 4 temps : soleil (pas beaucoup), nuages gris, vent et pluie. - Des ténors qui n’ont pas tous roulés sur l’or, loin s’en faut, - Des habitués de la queue de la course, qui sont bien restés en queue de course, - Un seul pavillon noir lancé pour cause d’incivilités au deuxième départ - Une douche brulante pendant que le comité dépouillait les résultats - Un plan d’eau qu’il fallait plutôt attaquer dans le secteur gauche lors de la montée, mais dans le secteur droit lors de la descente, alternance bien française, - Quelques soleils divers et variés, y compris parmi les cadors (hihihihihiiiiii, jubilation des trainards !)
Et voila un nouvel épisode de la série des ‘’Solitaires perdus de St Quentin’’ qui s’est écrite, dans la bonne humeur, je vous rassure, comme le nombre de cadavres d’Heine… en témoigne.
Bonne semaine à toute(
Bruno Guérin
Elucubrations écrites à 30.000 pieds, ce dimanche 11 novembre, en route pour A., capitale de la C.. d’I…. Je me demande cependant s’ils n’ont pas forcés un peu sur l’oxygène dans la cabine J.
_________________________________________________________________________________ Championnat de Flotte n°8 du Samedi 20 Octobre 2012
Six mois que je n’avais pas touché mon clavier, depuis le 21 avril 2012 exactement, date de la dernière chronique pondue et postée sur le site. Et pourtant ce n’étaient pas les occasions qui manquaient, manche libre par-ci, championnat de flotte par-là, soleil là-bas J, pluie ici L, fichier ouvert pour un début de chronique, avortée, jamais terminée, vite abandonnée, remise à demain ou après-demain, reprise, rejetée,….et puis définitivement enterrée.
Là, c’est en pleine forme que j’aborde ce samedi 20 Octobre, plein d’espoirs et de rêves (vent, soleil, podium, pole position, croisement de la flotte après un départ bâbord, virements des bouées en tête, tous dans mon sillage et ma fumée, et coup de trompe salvateur de celui qui franchit le premier la ligne d’arrivée….
Las, ce sera petite pluie, petit vent, petit nombre, petite performance, petite arrivée, petit classement, même pas de quoi alimenter les discussions dans les chaumières, sur l’air de ‘’Moi, Monsieur, j’y étais….’’. Non en fait, j‘y étais tout en n’y étant pas. Physiquement présent sur l’eau, en chair et en os sur la coque plastique, assis, couché, debout, allongé, dans toutes les positions pour faire avancer autant que le permettait le léger souffle qui souffletait sur le lac. Moralement et intellectuellement absent. Peut-être que le ciel bas, nuageux à souhait, accompagnait d’un peu de pluie n’était pas propice à la gagne, ou alors tétanisé par ce temps grisailleux au possible. Nul ne sait.
La morale décente m’empêche de rapporter tous les propos entendus
cet après-midi, mais je peux vous assurer que toutes les fleurs
lancées auraient certainement recouvert 20 fois la pelouse du Stade
Vous sentez peut-être un peu d’amertume dans mon propos, de celui qui finit sur la quatrième marche du podium (en considérant que l’on peut en mettre 5 ou 6 par marche…). Mais rien de tout ceci, juste les doigts qui courent sur le clavier et cherchent à mettre dans le bon ordre les idées qui sortent.
Retour en arrière, flash back, travelling retour sur ce samedi ou grisaille et humidité dominent sur un lac dont quelques souffles d’air parviennent à peine modifier le subtil équilibre.
Le comité de course du jour, nombreux et de très haut niveau est patronné par Pierre, Franck, assisté de Jean, Paul et Jean et Jacques. Parcours posé, olympique bien sûr, après avoir eu une indigestion de bananes pendant des semaines, certaines encore vertes, d’autres tellement mures que l’on confondait la tête et la queue. Donc, un excellent parcours olympique, (certains en rêvaient mais n’osaient le demander, merci donc au Komité de Kourse) est installé, dans un vent dont seule la direction nord-est semblait soutenue, une force légère : 0,5 à 1 voir 2 petits Beaufort, le tout dans une ambiance de fin du monde, éventail de gris, du gris clairet au gris noir en passant par toutes les composantes noires de l’arc-en-ciel.
Après 23 coureurs et 4 manches, force est de constater que Thierry Eude a été le plus fort ; 1,3,1,1 ; personne ne dit mieux. Serait-ce parce qu’il aurait quelques kilos de moins au compteur que la plupart d’entre nous ? Ou tout simplement de l’adresse et de la virtuosité par les airs aériens ? A noter aussi la montée en force de Stanislas, 2ème au classement, faisant toutes les manches en collant au train de Thierry. Suivent les autres avec un palmarès qui ne laissera pas de traces dans les mémoires et sera oublié dès les résultats proclamés.
A noter enfin la forte présence de l’arbitrage sur l’eau, admirablement servi par notre baryton Pierre-Franck, dont la voix résonne comme un coup de tonnerre.
‘’Machin….A V E R T I S S E M E N T’’. Si machin n’obtempère pas et réitère son erreur, alors la sanction tombe immédiatement ; ‘’Jean-...... 3 6 0’’. Et là, miracle, l’individu récalcitrant obtempère, troiscentsoixante immédiatement, sans réclamer ni relever la tête, honteux de s’être fait prendre les doigts dans la bouée. PF, reviens quand tu veux.
A noter aussi la présence de Fabienne, qui apporte un peu de douceur dans ce monde de brutes. Pour que tout soit bien équilibré, elle est juste au milieu.
D’ailleurs, en ces journées ou nos gouvernants n’ont que le mot parité/égalité en tout et n’importe quoi à la bouche (même s’ils ne se l’appliquent pas nécessairement avec autant de vigueur), il faudra quand même un jour résoudre ce problème structurel au CVSQ. 99% des adhérents sont représentés par la gent masculine. On ne compte pas plus d’une licence féminine en laser. Deux solutions : - Soit nous demandons à la moitié des adhérents de sexe M de rendre leur licence et trouvons immédiatement 50 personnes de l’autre sexe (il me semble que l’on n’a plus le droit de dire homme ou femme, sous peine de discrimination). Je vous laisse définir les critères pour faire la sélection. - Soit nous devons trouver au bas mot, 100 nouvelles personnes de sexe F. Je vous laisse aussi les choisir, et surtout les trouver. Nous risquons un jour des amendes, des suspensions, une interdiction de naviguer ou tout simplement d’être considéré comme non citoyen.
Je vous laisse murir ces réflexions dans les bras de vos Que vont-elles y perdre, et qu’allons nous y perdre. D’ailleurs, notons que grâce à l’élégante combinaison de voile, au bonnet, aux délicats gants et aux bottines caoutchoutées, tous les solitaires se ressemblent. Vive l’unisexe et le Laser comme facteur de disparition de la discrimination.
Excellente semaine à toustes (mot récemment créé remplaçant ‘’toutes et tous’’, jugé non citoyen et trop discriminant).
PS : ne croyez pas que le soleil du sud m’a tapé un peu sur la tête.
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CF4 – Laser : UN PRESIDENT NORMAL ? Premier championnat de flotte post élection présidentielle. L’ambiance est un peu tendue, car tout le monde se demande ce qui va « changer maintenant » ? Va-t-il y avoir de nouvelles pénalités ? Les cotisations du club vont-elles augmenter ? Les coureurs d’autres clubs vont-ils avoir le droit de vote au CVSQ ? Et l’on remarque que certains ressortent leurs vieilles voiles fripées afin de ne pas éveiller l’attention du fisc. Fini les montres chronos en or, une bonne vieille tocante à deux balles fera l’affaire. Toutes ces gesticulations amusent beaucoup notre « Luc Libérateur National » (attention pas du front). Il se murmure d’ailleurs qu’il est pressenti pour le « ministère de la communication et des plans d’eau intérieurs ». De plus c’est aujourd’hui notre Président qui officie au comité, et bien entendu tout le monde se demande de quel bord est Philippe ? Est-il NORMAL ou pas ? Là est la question. 1er changement notable : il fait beau ! Ah le changement c’est vraiment maintenant ! 2ème changement : aujourd’hui, un vrai parcours banane, pas un faux, version « bling bling » ou « zig zag » ! Autres changements : un mégaphone, un dictaphone, un ordinateur portable ! Changements à venir : un pistolet à visée laser pour intercepter les « starters précoces », un drone pour filmer les régates, et 60 nouveaux zodiacs. Le changement c’est vraiment maintenant… et pour les finances du club on verra plus tard ! Côté procédure de départ, pas de changement apparent, 5-4-3-2-1 partez ! Les fauves sont lâchés. Tout de même quelques drapeaux noirs hissés, et malgré un rappel, les contrevenants ne sont pas acceptés sur le départ suivant : notre président du comité est décidemment juste mais pas mou ! Côté régate la bagarre fait rage entre Philippe C., Pierre-Franck M. et votre chroniqueur. Avant la dernière manche, ces trois coureurs peuvent l’emporter. Votre serviteur passant devant ses 2 concurrents directs à la première marque, se croit sorti d’affaire, et s’autorise une petite sieste au vent arrière. La sanction ne se fait pas attendre, et un planté de mât plus loin, plus quelques tricots à l’envers pour Philippe, c’est finalement Pierre Franck qui arrache la victoire sur le fil ! Conclusion : finalement ce championnat de flotte a été on ne peut plus NORMAL : des rappels généraux, des engueulades sur la ligne et aux bouées, des risées dans tous les sens. Et enfin, autour d’une petite bière bien méritée, on a pu entendre les commentaires du genre : « Quand même il a été sévère le comité, j’avais à peine mordillé la ligne ! ou Si je n’avais pas été gêné par une oie sauvage au départ, j’aurais surement gagné. Ou enfin, que j’aille à droite ou à gauche, ça foire, la prochaine fois je tire au centre, même si je suis tout seul ! » (Comme quoi, les leçons récentes ne servent guère…) Et le président dans tout cela alors, NORMAL ou pas ? Une première estimation parmi les coureurs nous donne du 50/50…. Visiblement, sur la mare, courageux mais pas téméraires, on préfère ne pas se mouiller !
Enfin, je vous rappelle, que nous organisons pour la fête du club, le samedi 16 juin, une régate en double, avec votre compagne – à défaut votre fille, cousine, ou belle mère - suivi d’un apéro, d’un diner et d’une fête jusqu’à 2h du matin au restaurant les Alizés. Inscrivez-vous pour le diner en cliquant sur le lien suivant : https://www.bankeez.com/sale/4dSG C’est indispensable, car nous devons communiquer le nombre de convives au restaurant les Alizés, avant le 31 mai. Au programme : 13 :30 briefing 14 :30 équipages homme - femme en laser, à disposition du comité de course pour quelques ronds dans l’eau dans la joie et la bonne humeur Au restaurant les Alysées : 18:30 Apéro 20:00 Diner 22:00 Remise des prix 23:00 à 03:00 Fête Participation aux frais : 45 euros par personne Nombre de places limitées à 70 (35 hommes / 35 femmes) Merci de vous inscrire avant le 31 mai Pour tout renseignement contacter Emile Martinie Tel : 0615989715 mail : martinie.emile@gmail.com
A la prochaine sur la mare Emile Martinie
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Manches Bananes du Samedi 21 Avril 2012 ‘’Sauce & Rock and Roll”
Je profite d’un passage à Paris pour renouer avec la signature d’une chronique. Mais,…. j’ai bien noté que la relève s’était enfin installée, sous la plume d’Emile, il n’y a qu’à lire sa dernière, collante et brulante d’actualité.
Vent frais de l’OSO, 10-12 nœuds avec des claques de 15 à 20. Peu de soleil, beaucoup de nuages, une température pas vraiment de saison, bref un temps idéal pour les laséristes, les purs, les durs, ceux qui ont décidés à la fois d’assurer leurs obligations citoyennes – en cette veille d’élections – et ne sont pas partis pour les congés de Pâques.
25 lasers se pressent sur une ligne de départ plantée bien loin dans l’est, avec une bouée de près collée dans l’angle supérieur gauche du cadran, bien loin dans l’ouest, pas complètement dans l’axe, mais peu importe pourvu qu’il y ait la distance.
Parcours banane, nouveauté 2012 oblige, 3 bords de près, 2 de vent-arrière. L’énorme avantage de la banane est de réduire les passages bruyants à la bouée, puisque que l’on en a réduit le nombre, mais a l’inconvénient de monotoniser le circuit à effectuer.
Xavier le capitaine du jour est assisté de Nicolas, tous deux dûment harnachés pour un passage dans les 40° rugissants : combinaison-veste de quart rouge avec bandes réfléchissantes, bottes fourrées, croque-mitaines étanches et j’en passe. Eux au moins ne souffriront pas du froid.
A noter l’excellente initiative du capitaine du comité d’utiliser son organe(*) naturel pour décompter haut et fort les secondes au chrono, c’est clair, propre, ans bavures, professionnel et permet d’être plus attentifs sur la ligne de départ.
5 manches sont lancées, dont 4 sous pavillon noir, qui ne sera même pas respecté. Ou va la France en cette veille d’érections, si l’autorité n’est plus respectée…
Après une 1ère manche de mise en forme et prise de marques, une 2ème pour vérifier que le passage du centre ne donne pas, à la différence des bords extrêmes qui, tantôt d’un coup à droite, tantôt d’un virement à gauche, font monter rapidement la pression vers les bouées. Puis cela s’accélère pour éclater en fanfare à la 3ème. Nuages gris et coup de vent s’invitent, mettent cul par-dessus tête l’ensemble de la flotte à quelques rares exceptions près, rendent le passage de la bouée de près très très périlleux. Que celui qui a réussi à maîtriser son empannage lève le doigt ! S’il a réussi, l’accélération ou le coup de pied au c… qu’il prend dans l’empannage le projette dans tous les sens. D’ailleurs, en cette fin de journée, certains étaient encore plantées dans les tréfonds du lac. Voir ci-dessus les rares photos – édifiantes - prises par un amateur. La 4ème sera plus calme avant une 5ème déchirante. La moitié de la flotte, rassasiée et épuisée - aura d’ailleurs regagné la côte pour se mettre à l’abri.
Dans les résultats, Hervé Borde signe de belles places de 1er et 2ème avec l’OCS de la journée. Bertrand Daniels une déclare une quinte : 2, 3, 4, 5, 6 presque royale. Emile Martinie, arrivé très en retard s’arroge deux places de 1er au plus fort du blitz d’ailleurs, chapeau l’artiste !
Enfin, à noter aussi à 15h21 précise, dans une rafale à 21 nœuds, la belle pirouette de Jeremy à l‘exact instant des 21 coups de canons tirés pour l’anniversaire de Queen Elizabeth. Yeah, Jérémy, so British !
Excellente semaine à tous.
(*) entendre organe vocal
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La campagne pour les élections présidentielles ne traite décidément pas les sujets importants. Nous avons donc voulu en savoir plus sur les propositions des candidats concernant notre chère mare à canards, seul sujet de véritable importance à nos yeux. Voici ce qu’il en ressort : Miss Norvège 1960 : Nous transformerons la mare en réserve. De ce fait, tout coureur qui manquera de respect à une oie sauvage ou tout autre volatile protégé sera puni d’un 720° ainsi que d’une amende substantielle, qui sera entièrement reversée à l’association de sauvegarde des castors à poils ras de l’étang. Flamby : Nous appliquerons une taxe de 75% sur toute voile neuve. Par ailleurs nous embaucherons 60 nouveaux entraineurs pour le club pour mieux former nos jeunes coureurs. Marine à la Peine: Au delà de 30 bateaux sur la ligne de départ, la priorité sera donnée aux membres du CVSQ. Jean-Luc le Rouge : Nous donnerons les bateaux neufs aux moins bien classés. Les bouées jaunes seront repeintes en rouge. Bayrou : nous primerons les coureurs qui tirent au centre. Les habitués des bords extrêmes seront sanctionnés. Cheminade : Nous organiserons une régate sur la lune, puis sur mars. Artaud – dite la fiancée de la mare - et Gros Poutou : la mare sera réservée aux ouvriers du chantier du Vélodrome. Nico : les manches supplémentaires, au delà de 4, conteront double. La fête du club aura désormais lieu au Fouquet’s. Dupond Fainéant : trop fainéant….n’a pas eu le temps d’y réfléchir.
Ah mais j’oubliais, il y avait une épreuve du championnat inter planétaire ce samedi. Aux manettes on retrouvait la famille Borde, assistés de Jean et Laurent. Au menu : des bananes, rien que des bananes. Les 5 manches ont demandé de nombreuses modifications de parcours à cause d’un vent capricieux. Tiens, ça aucun des candidats n’a promis qu’il ferait en sorte que le vent soit toujours dans l’axe et entre 10 et 15 nœuds ! Pas sûr qu’on aurait mordu à l’hameçon ! Au classement, c’est notre trésorier favori : Thierry (qui selon la rumeur avait copieusement arrosé son ex camarade de planche à voile pour acheter la victoire) qui s’impose devant Bertrand, décidemment toujours aux avant postes, et votre chroniqueur du jour. Fait du jour : une réclamation posée par Thierry … Jean Paul avait malheureusement oublié dans l’euphorie de la victoire…que nous étions bien en régate. Par ailleurs, nul ne sait si cette régate est un signe pour les élections à venir, mais il semblerait que ceux qui ont été tentés par la gauche du plan d’eau ont été cruellement sanctionnés ! Je parle en connaissance de cause… Enfin, je vous rappelle, que nous organisons pour la fête du club, le samedi 16 juin, une régate en double, avec votre compagne, ainsi que quelques activités ludiques complémentaires, suivi d’un apéro, d’un diner et d’une fête jusqu’à 3h du matin. Désolé, ce ne sera pas au Fouquet’s, mais au restaurant les Alizés. Vous serez très prochainement invités à vous y inscrire. A la prochaine sur la mare Emile Martinie
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Le samedi 10 mars
marquait la fin de la trêve hivernale du bal des joyeux Laseristes
sur la célèbre mare à canards de Saint Quentin.
Quoi d’neuf
docteur ? Ben, le plan d’eau est toujours aussi vaste, le vent
toujours aussi puissant et régulier, et les canards toujours aussi
productifs pour ce qui est de la m… Alors que faire pour innover ?
Le comité, sous l’impulsion de Max, ancien du FBI, aidé d’un membre
éminent du bagad de l’Ann Bihoué (Michel) – que l’on mettra bien sûr
à la trompette - d’un ex manchot en quête de reconversion (Emile),
et d’une célèbre photographe de canards sauvages (Claire), décide
pour rompre la monotonie, de proposer un parcours différent. Après
avoir passé en revue un certain nombre de fruits, légumes et
positions du Kamasutra nous optons pour un croisement de banane et
triangle, le tout équipé d’une porte en bas. Evidemment sur la ligne de départ les questions fusent : - Que va dire le président quand il saura qu’on n’a pas mouillé un triangle comme on fait depuis 30 ans? Y va nous gronder ! - Est-ce qui faut fermer la porte après être passés ? - Qu’est qui se passe si on est allergique à la banane ? Est-ce qu’il faut un certificat médical …. - Etc, etc…
Galvanisé par
l’enthousiasme des coureurs, le comité lance la première manche. A
part un petit rappel à l’ordre pour Hervé B. qui avait lâché les
chevaux un peu vite, et quelques protestations de Thierry E. qui
trouve que nous sommes un peu mous du lever de drapeau, tout se
passe bien, et personne ne se prend la porte dans la gueule.
Bertrand LR. s’impose devant Pierre Franck et Stanislas. Pour la deuxième, on ne change rien et bis repetita, Bertrand rafle la mise devant Stanislas et Thierry E.
Pour la troisième
manche, nous avions déjà sorti le champagne pour Thierry F. qui au
deux tiers du dernier bord de prés semblait s’envoler vers une
victoire certaine. C’était sans compter sur le retour de Bertrand,
décidément impérial, suivi de Thierry E. et de Michel.
Bien que certains
aient déjà une indigestion de bananes, nous lançons une quatrième
joute. Et la, ô surprise, Bertrand est à la traine, et c’est Michel
C. qui s’impose, d’autant plus méritoire, qu’ayant oublié ses
lunettes et le comité ne pouvant lui fournir ni labrador, ni canne
blanche, il a dû courir toute la régate en braille. Pierre Franck
et Hervé le suivent.
Conclusion : Tout
le monde semblait avoir la banane après la régate ! Une expérience à
renouveler !
A propos
d’expérience nouvelle : réservez votre
après midi et soirée du 16 juin avec votre compagne. Nous
organiserons, dans le cadre de la fête du club, des régates et
activités mixtes, ainsi qu’un diner et une « teuf » d’enfer au
restaurant les Alizées. Nous vous communiquerons les détails très
bientôt.
A la prochaine sur
la mare Emile Martinie |