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National 5o5 à Brest: Hay et Gallo nouveaux rois du Cinquo

National 5o5 à Brest: Hay et Gallo nouveaux rois du Cinquo

Le National 505 s'est achevé, hier après-midi à Brest, par une dernière manche ensoleillée. Si les Britanniques Ian Pinell et Steve Hunt ont survolé les débats, s'offrant même le luxe de faire l'impasse sur cette ultime régate, le titre national est revenu à l'équipage Hay-Gallo qui a réussi l'exploit de détrôner les rois du 505, Boite et Toupet.

Hier matin, la rade de Brest était encore endormie à l'heure du départ. Patient, le comité de course a attendu qu'Eole se lève en début d'après-midi pour envoyer l'ultime manche de ce National 505. Et, c'est dans un vent de nord-ouest de 12 nœuds, sous le soleil et sur une mer plate que les 43 Cinquo engagés ont pu régater.

Philippe Boite détrôné

Déjà assurés de terminer sur la plus haute marche du podium, les Britanniques, Pinell-Hunt, n'ont pas pris le départ de cette dernière manche. En l'absence des Anglais, les Français ont pu se battre entre eux pour le titre de champion de France : «Il y a eu une superbe bagarre entre la paire Laurent Hay - Pierre-Jean Gallo et le grand spécialiste du Cinquo qu'est Philippe Boite (16 titres nationaux), associé à Fabrice Toupet», explique Jean-Baptiste Dupont, président de la Classe.

Et, visiblement, entre ces deux équipages, il y a eu du marquage à la culotte : en effet, toujours classés dans les cinq premiers depuis le début de l'épreuve, Hay-Gallo et Boite-Toupet ont, cette fois, terminé respectivement 13e et 11e.

Malgré cette 13e place, Laurent Hay (ancien régatier en 470) et Pierre-Jean Gallo sont parvenus à sauver leur première place. Après presque 16 ans de règne sans partage, le duo Boite-Toupet a donc été détrôné.

à noter que cette dernière manche a été remportée par les Parisiens François Fischer et Jérôme Delvaux qui ont devancé les Morbihannais Pierre Soulier et François Cornu.

«Envie de revenir à Brest»

«Pour nous, ce National fut très intéressant. En effet, à Brest, on testait un gréement assez souple, plus tolérant. L'équipage anglais, qui est à l'origine de ce gréement européen, a utilisé le gréement américain, plus raide. Apparemment, ça marche mieux. En revanche, le nouveau spi signé Le Bihan est une belle réussite».

Sur les huit manches prévues, sept ont pu être disputées dans d'excellentes conditions. «Ce fut un super National avec une très bonne organisation tant à terre que sur l'eau. Le plan d'eau est exceptionnel et on a tous envie de revenir à Brest : pourquoi pas au printemps prochain d'ailleurs», conclut Jean-Baptiste Dupont.

Philippe Eliès

Copyright © Le Telegramme 14/07/2002

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